PRÉFACE. IX
Or, les pièces réunies par M. Louet que connaissaient bien dans leur ensemble les derniers historiens de l'aventure mexicaine, mais qui avaient peu pénétré dans le public, démontrent avec la plus entière évidence que toujours la conduite du maréchal Bazaine fut couverte par les instructions plus ou moins contradictoires venues des Tuileries...
Tout au plus, au moment de quitter le Mexique et pressentant la demi-disgrâce qui l'attendait en France, le maréchal eut-il un moment de rcj^ret de la grande situation qu'il allait perdre» Mais encore une fois, les instructions de Napoléon III furent suivies à la lettre. Loin d'en vouloir à Maximilien, le maréchal était au contraire plutôt enclin à faire, sur la caisse de l'armée, au trésor toujours vide du Mexique, des avances qu'à Paris l'on trouvait intempestives et excessives.
Les livres de M. Gaulot me semblent avoir très bien éclairci le douloureux épisode du Mexique et le rôle qu'y a joué le maréchal.
La clarté se fera sans doute un jour sur le restant de son histoire et sur une inertie qui, dès le milieu d'août 1870, avant Sedan, préparait l'irréparable catastrophe de Metz...
Cette clarté que M. Francis Magnard constate pour l'expédition du Mexique et se borne à espérer pour le reste, j'ai précisément tenté de la faire, avant tout autre, dans la Légende de Metz; mais les livres ont leurs destinées, comme disaient les anciens, et le mien, venu probablement trop tôt, a paru au milieu de tant de préoccupations qu'il n'est pas surprenant qu'il