PREFACE. XI
faire ressortir toutes. Il aurait fallu pour cela remonter bien plus haut avant la guerre et les suivre après la capitulation de Metz.
Je me suis borné à mettre en lumière toutes celles qui se rattachaient à la période du com mandement du maréchal.
Celui-ci est mort. Ce n'est donc pas pour lui que j'ai entrepris cette œuvre de réhabilitation. Elle ne saurait plus, hélas ! le toucher.
Je l'ai faite pour le pays et surtout pour notre armée, atteinte plus profondément qu'elle ne le croit elle-même par le procès intenté à l'un des chefs les plus capables qu'elle ait eus à sa tête depuis 1815, et ce, d'autant plus volontiers, que cette armée n'est plus ce qu'elle était en 1870. Depuis vingt ans, silencieuse et recueillie, elle a travaillé avec courage et acharnement. Elle est devenue une force intelligente que l'on ne surprendra plus et à laquelle on n'escamotera pas la victoire. Il est bon qu'elle connaisse les fautes du passé et qu'elle puisse se rendre compte des causes qui ont amené nos revers pour apprendre à les éviter.
Si le duc de Raguse a été déclaré traître pour avoir abandonné Napoléon I" et traité à Essonnes avec les Alliés qui ramenaient en France un nouveau gouvernement, le maréchal Bazaine^