‹ Les ressuscites au ciel et dans l'enferChapitre 3 sur 23 · PKRSISTANCE DE L’INDIVIDUALITÉ AU DELA DU TOMBEAU · texte numérisé non relu

PKRSISTANCE DE L’INDIVIDUALITÉ AU DELA DU TOMBEAU

Nous croyons frrmcmenl que l'homme, après sa mort, ressuscite en corps, en tlme et en esprit.

Nous ne venons pas proclamer l’immortalité de l’âme, mais l’immortalité de l’homme. Beaucoup d’esprits religieux ne se doutent pas qu’il est anticatholique de ne pas admettre la persistance intégrale de l’individualité au delà dutom-

LES RESSUSCITES beau ; car, sans intelligence des saintes Écritures, sans connaissance des solutions métaphysiques de la philosophie transcendantale, ils admettent la résurrection de la chair et ignorent en vertu de quelles lois mystérieuses s’opérera cette résurrection, qui reconstituera l'homme dans son intégrale individualité. Ces vérités ne peuvent, il est vrai, intéresser que les esprits assez sérieux pour se préoccuper de leurs destinées éternelles. C’est à eux que nous adressons ces considérations, qui déposeront en leur cœur la certitude d’une vie future cl l’ambition du ciel.

Nous sommes persuadé que toutes les sciences sont des chemins qui mènent à la vérité éternelle. Nous n’en repoussons aucune; seulement, il nous semble nécessaire d’étudier les sciences sacrées avec autant de sollicitude que les sciences profanes. La terre est une planète, l’homme y tient par sa partie matérielle; mais le ciel est le séjour de Dieu, l’homme y tient par son âme qui est sa partie divine. Éludions donc la terre, mais ne dédaignons pas d’élever pieusement nos cœurs vers la céleste patrie. Non-seulement il est impossible d’être un philosophe chrétien, si l’on

ignore les vérités que nous allons rendre visibles à l’intelligence dans ce chapitre, mais, sans cette méditation contemplative, le catholique desséchera vainement son cerveau dans de stériles et arides études qui ne lui enseigneront {)as les moyens de ressusciter dans la gloire. Quand on sent vivre en soi une âme immortelle, on traverse le monde le cœur couvert d’une cuirasse divine qui protège votre foi contre les railleries stupides d’une déplorable ignorance, sachant que ce passage, que les hommes appellent la mort, est nommé au ciel, par les anges, immortalité.

I/âme, depuis le péché originel, est masquée par l’enveloppe matérielle d'un corps périssable; le sommeil lucide, en la dégageant partiellement, nous a fait connaître les facultés merveilleuses dont elle jouira lorsqu’elle sera délivrée des organes matériels dont elle est couverte dans les conditions présentes de la vie terrestre. L’altération des organes par la maladie ou sous un régime de mortification, loin d'être à redouter comme un anéantissement anticipé de l’individualité humaine, nous offre des esquisses de sa perfectibilité future et des essais de sa résurrec-

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