SAR
Obs. 22.640. Tumeur cœcaie. À étrécissements multi- ‘ ples du colon. | | Obs. 25.327. Tumeur cœcale. Rétrécissements multiples du grêle. ;
Obs. 26.482. Tumeur cœcale. Rétrécissements multiples de l'iléon. 4 (EE = | 27.229. Tuberc. iléo-cœcale typique. Infltration de
tout le colon.
Il faut convenir que la présence de lésions éloignées sur l'intestin doit être plus fréquente que ne le montrent ces quelques observations. Il est relativement facile de reconnaître, au cours d’une opér ation, P existence de rétrécissements, de granulations péritonéales, mais il est très difficile ou impossible, de dire s'il existe ou non des
uléérations tuberculeuses sur la muqueuse intestinale.
En faisant l’autopsie du malade de l'observation A, on s’aperçut que la suture du bout colique avait porté sur une ulcération. Il y en avait sur toute l'étendue de Ja muqueuse colique. Elles avaient passé complètement inaperçues pendant l'opération.
Nous pouvons donc conclure, que si la forme hypertrophique de la tuberculose iléo-cœcale est souvent une lésion localisée sur l'intestin, il n’est pas rare, au contratre; qu'elle soit associée à des lésions. tuberculeuses d’autres types (granuleuses, ulcéreuses, sténosantes). En outre, l'évolution normale de cette tuberculose hypertrophique est de progresser vers le colon, dont elle peut envahir une
è — Fi —
grande longueur, ét même la totalité (Éfartmann (f}, Dieulafoy (2) , Pilliet et Fhiéry (3), Bezancon et Lapointe (4), Okinezyc (5).
L'existence de ces lésions associées nous semble d’une grosse importance. Certes, elles sont asez peu intéressantes lorsqu'elles siègent, en petit nombre, tout près de l’angle iléo-cœcale, c'est-à-dire dans la limite possible d'une résection. Mais si, aucontraire, elles sont multiples, étagées à distance du cœcum, elles courent le risque de passer inaperçues, ou obligent à des opérations complexes. Les observations 14.846 et 19.366 sont démonstratives à ces deux points de vue.
OBSERV ATION 14.846. — Trouvant une tumeur iléocœcale, on en fait la résection. Celle-ci achevée, au. moment de pratiquer l’anastomose, on s'aperçoit de l'existence, plus haut sur le grêle, de granulations localisées et d’un rétrécissement. On fait une iléosigmoïdostomie au-dessus de ces lésions, ce qui laisse,
au-dessous de l’anastomose, ur long cul-de-sac.
OBSERVFATION 19.366. =. H existe: vne dizaine de rétrés
cissements sur le grêle, dont 2 très serrés, avec une énorme rétro-
(1) H. Hartmann. Revue de Chirurgie 1907, p. 170.
(2) Dieulafoy, Semaine Méd. 1902, 8 octobre, n° 41, p. 329.
(3) Bezançon et Lapointe, Pres&æ Méd. 1898, p. 365.
(4) Pilliet et Thiery. Progrès Méd. 1894, 24 nov. p. 409.
(5) Okinczyc in Hartmann. Travaux de Chirurgie Anat. Clin. 3° série, p. 204.
— DZ à ££
dilatation au-desssus.Plus bas, dans Ja région iléo-cæcale, résection iléo-cœcale et anastomose :léo-transverse. Puis résection de la partie du grêle où siègent les rétrécissements et les rétro-dilatations,
et anastomose termino-terminale.
C’est probablement parce que, dans les opérations, on n’enlève pas toutes les lésions tuberculeuses que l'on voit si fréquemment la reprise précoce des symptômes et
l'apparition des fistules stercorales à courte échéance.