De douze millions
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mes d'encouragement de l’État les personnes qui s’affilient directement à la Caisse générale de retraite tandis qu’autrefois ce bénéfice était réservé à celles qui s’assuraient par l'intermédiaire d’une société mutualiste.
Cette organisation générale applicable à l’ensemble des travailleurs manuels avait été devancée par des caisses spécialement réservées aux ouvriers mineurs.
Sans remonter jusqu'à la célèbre caisse de l’Ourthe, fondée par Napoléon I", du temps de la Belgique frafiçaise, on peut constater, à partir de 1840, toute une éclosion de caisses de prévoyance, approuvées par arrêtés royaux. Devant l’ampleur du mouvement et l’importance des intérêts engagés, le gouvernement déposa le 26 janvier 1854, au rapport de M. Visschers, un projet de loi sur la matière ; les vicissitudes de la politique détournèrent, malheureusement, de ce projet l'attention parlementaire et la loi ne fut votée que le 28 mars 1868. Celle-ci, consacrant l’état de choses établi, le consolide en donnant aux caisses communes de prévoyance reconnues par le Gouvernement une sorte de personnalité civile limitée qui leur permet d’ester en justice, sous certaines conditions de compétence et de recevoir des dons et legs mobiliers. En revanche, les statuts et
les comptes annuels sont soumis au contrôle de l'Etat.
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La loi de 1868 divise les caisses en deux catégories :
1° Les caisses particulières de secours établies sur chaque mine, qui subviennent aux secours temporaires ;
2 Les caisses communes de prévoyance, caisses régionales, auquelles sont ou peuvent être affiliés les mines et établissements minéralogiques de la région.
Ces caisses de prévoyance sont au nombre de six. Centre (Hainaut); Charleroi, Mons, Liège, Namur et Luxembourg.
Ces caisses qui, dans la pensée de leurs fondateurs, ne devaient être que des associations mutuelles patronales, chargées de secourir les victimes du travail minier n’ont pas tardé à étendre leurs attributions d’abord à l’invalidité, puis, depuis quelques années, à la vieillesse.
L'organisation en est variable, tant au point de vue du montant de la cotisation qu'à ceux du taux de la pension et de l’âge y donnant droit. Ce manque d’homogénéité etla manière empirique dont sont établies les charges, sans qu'aucun lien n’existe entre les recettes et les dépenses sont cause que le fonctionnement de ces caisses n’est pas sans laisser quelque peu à désirer (1).