‹ Les Retraites Des Ouvriers MineursChapitre 71 sur 93 · Dépêche de M. Combes, du 25 octobre · texte numérisé non relu

Dépêche de M. Combes, du 25 octobre

facultatives et toujours annoncées à l'avance ; pour le contrôle des salaires,on devait demander à l’Administration des mines de fournir périodiquement des statistiques permettant d'organiser ce contrôle ; enfin, « voulant donner un témoignage nouveau de leur désir de conciliation et rendre inutile un arbitrage qui ne peut que retarder la solution du conflit, les Compagnies proposent la concession suivante dont les délégués ouvriers apprécieront toute l'importance: majorer à partir du 1* janvier 1903 et ce, pendant une durée de cinq ans Où Jusqu'au jour où une nouvelle loi interviendrait à ce sujet avant l'expiration de ce délai, les pensions de retraite acquises par les ouvriers mineurs réunissant la double condition de 55 ans d'âge et de trente ans de service, ayant cessé de travailler et dont la pension sera liquidée à partir du 1* janvier 1903 (1).

Malgré cela, l'entente ne put se faire sur la question des salaires qui fut laissée à la décision d’arbitres dont la décision serait souveraine. Les arbitres choisis se réunissent au Ministère des Travaux Publies, le 3 novembre pour le Pas-de-Calais, le 7 pour le Nord. Les ouvriers des deux départements avaient désigné le même arbitre, M. Delafond, inspecteur

général des mines, les Compagnies du Pas-de-Calais

1. À la suite des grèves de 1906, l'effet de cette stipulation a été prorogé pour un délai de 5 ans.

avaient désigné M. Brosselin, inspecteur général des Ponts-et-Chaussées en retraite, celles du Nord, M. Heurteau, directeur de la Compagnie des chemins de fer d'Orléans.

Les deux sentences concelurent « qu’il n’y avait pas lieu aux termes des conventions, dites d'Arras, de relever les primes actuellement en vigueur. »

. Bien que les Compagnies n’aient promis la majoration des retraites qu’au cas où l’on pourrait éviter l'arbitrage, elles décidèrent de l’aecorder, dans les conditions prévues. Les ressources y destinées seraient assurées par une contribution volontaire des Compagnies qui ne pourra excéder 3 0/0 des salaires.

On juge de la déception causée par les sentences arbitrales dans le bassin du Nord et du Pas-de-Calais.

* Un congrès tenu à Lens, le 8 novembre décida, de continuer la grève et proposa aux exploitants une nouvelle entrevue que ceux-ci refusèrent. Un deuxième congrès rassemblé à Lens vota la reprise du travail par 140 voix contre 40 et 4 abstentions.

Ainsi se terminait la grève dans le bassin de Valenciennes; déjà le travail avait repris, le 23, dans l'Allier, le 25, dans le Gard et le 30, dans l'Aveyron où les ouvriers avaient abandonné leurs revendications.

Le 15 novembre, la grève n'existait plus que dans la Loire,le Puy-de-Dôme, la Haute-Loire et le Tarn.

Dans la Loire, on décida de recourir à un arbi-

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