DIT
Ere
trage pour régler la question des primes aux salaires. M. Cholat, admiuistrateur-délégué des mines de Saint-Étienne fut désigné par les exploitants et M. Briand par les ouvriers; M. Ballot-Beaupré, premier président de la Cour de cassation fut, en outre, choisi comme tiers-arbitre. Les arbitres avaient pour « mission exclusive de trancher le différend qui s’est élevé sur la question de savoir s’il y a lieu de supprimer, réduire, maintenir ou augmenter la prime des salaires. » Le 22 novembre, les arbitres commencèrent leurs travaux; n'ayant pu parvenir à s’entendre, ils firent, le 24, appel au tiers-arbitre qui, le 28, rendit une sentence aux termes de laquelle la prime réduite de 9 à 3 0/0 serait de 5 0/0 jusqu’au 30 juin 1903, de 4 0/0 jusqu’au 1“ janvier 1904 et de 3 0/0 jusqu'au 30 juin suivant. Cette sentence ayant été acceptée par les deux parties, le travail fut repris le jour mème.
Dans le Puy-de-Dôme, l'expertise dirigée par M. Arthur Fontaine, directeur du travail au Ministère du Commerce, ayant constaté une baisse des cours, les salaires devaient, aux termes d’une convention entre pairons et ouvriers, être diminués ; toutefois, les grévistes obtinrent satisfaction d’une façon indirecte, par la transformation du salaire à la tâche en salaire à la journée. La reprise du travail eut lieu le 5 décembre.
Dans le Tarn, l’entente s'établit le 17 décembre, en-
ire la Compagnie des mines de Cagnac, et M. Viviani représentant des ouvriers qui fit admettre la prorogation jusqu’au 1* juillet 1903 de la prime de 5 0/0 qui devait tomber le 31 mars ; de plus, il fit admettre que la suppression de cette prime ne pourrait avoir lieu qu'après discussion entre les ouvriers et la Compagnie, sous forme d’arbitrage.
À Carmaux, la Compagnie ayant accepté de recourir à un arbitrage, choisit M° Ménard, avocat à la Cour d'appel de Paris, tandis que M. Viviani était désigné par les ouvriers. La sentence rendue le 3 décembre ne fit que confirmer purement et simplement la sentence arbitrale du 20 mars 1892, donnant ainsi satisfaction aux ouvriers par le maintien jusqu’au 1* janvier 190% de la prime de ÿ 0/0.
Le 5 décembre 1909, la grève générale des mineurs était terminée ;elle avait duré cinquante-huit jours
et entrainé 3,800.000 journées de chômage.