CHAPITRE XI
Causes d'erreurs: le contenu des écrits, le style, les idées, la forme de l'écriture.
Michon, le fondateur de la graphologie, demandait à opérer sur des lettres intimes. Ses successeurs ont la même exigence; la lettre intime, nous répètent-ils, renferme l'écriture la plus naturelle, celle où la personnalité s'accusele mieux. Evidemment ils ont raison. Mais qu'ils prennent garde! Il y a des lettres intimes qui sont bien confidentielles, d'autres qui, rien que par le tour de phrase et le vocabulaire, révèlent complètement la mentalité du correspondant. Je suis bien obligé d'avertir les graphologues que lorsqu'ils en demandent trop, ils éveillent les soupçons des profanes. J'ai entendu des sceptiques déclarer que certains exercices de graphologie ressemblent au petit jeu des somnambules, qui lisent votre avenir dans les lignes de votre main, et pendant l'examen, ont bien soin de vous faire jaser. Dans l'intérêt même de la graphologie, de son bon renom, il y a là un écueil à éviter1 .
J'ai lu dans quelques traités de graphologie qu'on recommande aux experts novices de ne pas lire les écrits à étudier; c'est parfait; il y a mieux; un graphologue distingué m'a affirmé qu'il existe une sorte d'impossibilité psychologique à ce qu'on lise le contenu d'une lettre pendant qu'on analyse l'écriture, « parce que ce sont dans les deux cas des parties différentes du cerveau qui travaillent ». Je lui laisse la res-
1. « Lettre intime, nous ditM.Crépieux-Jamin, ne signifie pas confession : il y en a de banales, mais en les écrivant le scripteur nous débarrasse des signes occasionnels de mauvaise tenue, de précipitation, de passions diverses ; il nous livre son attitude normale, reposée. » A la bonne heure. De tout ceci, il faut retenir cette prescription : lettre intime, et banale.
ponsabilité de cette assertion hardie. Et puis, tout cela est bel et bon en théorie. Mais en fait, que se passe-t-il? Bien qu'il soit de principe qu'on ne doit pas lire les documents, est-ce que les graphologues, habituellement, ne les lisent pas?
J'ai posé la question, par écrit, à tous mes experts. Je leur ai demandé: « Le contenu des lettres vous impressionne-t-il malgré vous, et guide-t-il malgré vous votre diagnostic? Ou bien êtes-vous convaincu que vous en faites abstraction?»
J'ai reçu en retour des réponses si variées, qu'on ne peut en dégager d'autre conclusion que leur variété même. En voici quelques-unes:
M. Vie m'écrit: « La lecture du texte tend à m'impressionner; je lutte, il est vrai, contre cette impression, mais n'ai point la certitude qu'il n'en subsiste pas quelque vestige dans le diagnostic final. De là, tantôt un adjuvant, tantôt une cause d'erreur; aussi aimé-je mieux être placé dans des conditions plus impartiales. »
M. Humbert émet un avis différent, un peu sec et tranchant : « J'ai l'habitude de ne pas lire les documents que j'analyse. »
M. Crépieux a la réponse plus abondante et plus nuancée. Dans une première lettre, datée de janvier 1901 — on voit combien de temps cette recherche a duré! — il m'écrit: « Il est évident que dans quelques cas l'orthographe, le style, sans compter le papier, fournissent des indices de nature à favoriser le graphologue. Mais c'est assez précaire, je vous assure, et même trompeur. Aussi ne considérai-je ces élé ments d'appréciation qu'au dernier plan, à titre de contrôle, même dans les cas rares où j'y suis bien attentif. La preuve, c'est que dans mes études surles écritures latines étrangères, où le style et l'orthographe m'échappent, je ne me sens pas du tout gêné dans mes appréciations. Elles sont aussi détaillées et aussi courantes. » Ce dernier exemple est ingénieux, mais je ne puis l'accepter comme preuve, ne l'ayant pas contrôlé. Trois ans après, M. Crépieux-Jamin m'écrit, répondant à une question précise : « Je ne lis presque jamais le contenu des lettres qui me sont soumises. J'ai fait l'expérience qu'en se laissant guider par le contenu des documents analysés, on perd plus qu'on ne gagne. Les renseignements fournis par
le papier (format, couleur, odeur), l'encre, les en-têtes, le texte, ne sont cependant pas toujours à dédaigner. »
M. Eloy est celui qui révoque le plus fortement en doute l'influence de l'écrit; l'expression malgré moi paraît le choquer. 11 déclare : « Le contenu des lettres ne m'impressionne pas malgré moi; s'il en était autrement, je ne devrais pas faire de graphologie. Il me guide, quand j'ai un certain nombre de documents d'un scripteur, pour discerner celui ou ceux qui sont de l'écriture la plus habituelle et la plus normale. »
La place me manque pour citer tout le monde. Je ne puis cependant me dispenser, en terminant, de donner la parole à M. Paulhan, qui a finement traité cette sorte de cas de conscience : « Je crois que je me laisse influencer en certains cas et jusqu'à un certain point par le contenu des lettres. Je tâche de réagir contre cette influence, non point pour l'écarter absolument, mais pour l'empêcher de m'égarer. Les renseignements fournis par le contenu de la lettre et ceux que donne l'examen de l'écriture se combinent. Je ne crois pas que les premiers soient prépondérants. Mais ils peuvent renforcer les seconds, aider à les interpréter. »
Voilà un beau choix d'opinions disparates. Il est inutile de chercher une conciliation entre M. Humbert qui ne lit pas, M. Eloy, qui lit, mais refuse de croire à une influence quelconque, et MM. Crépieux-Jamin, Vie et Paulhan qui croient réelle cette influence, mais précaire, et tantôt s'en servent, tantôt s'en méfient. [1 y a dans ces réponses non seulement de la graphologie, mais surtout des différences de caractère et de tempérament.
Quoi qu'il en soit, la première règle de l'expérimentation est la méfiance. Il suffit qu'une erreur soit dans les choses possibles pour qu'on s'arme contre elle. Notre devoir est de mettre nos experts en face d'un écrit où sont supprimées toutes les suggestions qui pourraient aider ou entraver leurs conjectures sur l'écriture. Comment arriverons-nous à supprimer le contenu des lettres?
On m'a conseillé d'utiliser des lettres que j'aurais dictées ou fait copier, et qui toutes contiendraient les mêmes phrases ; mais outre qu'il serait difficile de demander cet acte de complaisance à tant de gens célèbres que je ne connais
pas, et surtout à ceux qui sont morts, j'imagine que les copies et les dictées enlèvent à l'écriture le naturel de son allure. Sans doute, les graphologues se récuseraient, et ils eu auraient le droit. J'ai bien pensé à un autre moyen; au lieu de lettres, utiliser des adresses écrites sur des enveloppes; et j'ai même commencé une expérience avec 32 enveloppes, qu'il fallait comparer deux à deux, mais les graphologues se sont plaints si vivement de l'insuffisance de ces documents que j'ai renoncé à poursuivre. Ils avaient raison de se plaindre; leurs solutions n'ont pas été brillantes.
M. Crépieux-Jamin fournit 6 erreurs et 10 solutions exactes. Mme Urgern Steinberg : o erreurs et J 1 solutions exactes. MM. Eloy et Depoin travaillant de concert : 6 erreurs, 8 solutions exactes, et pour le reste ils ne se prononcent pas. Mme de Salberg : nombre égal de réponses justes et fausses. Enfin, une expérience collective faite à la Société de graphologie (hors de ma présence, et à l'instigation de M. Depoin) par cinq personnes produisit 10 réponses justes, 5 erreurs et une réponse douteuse. En faisant masse de tout cela, on obtient les proportions suivantes :
Réponses justes 47
Réponses fausses 30
Expressions de doute 3
Soit un pourcentage des réponses justes égal à 61 %, alors que le hasard donnerait 50 % 1, puisque le nombre des
1. M. Crépieux-Jamin s'insurge contre mon calcul. « Toujours vos solutions de hasard ! C'est une bonne idée, assurément, et vous l'avez développée avec beaucoup d'ingéniosité, ici et ailleurs, mais c'est terriblement choquant de lire : « soit 61 "/„, alors que le hasard donnerait 50 %■ » Sous cette forme-là n'est-ce pas erroné? En effet, vous opposez une solution d'expérience définie à une solution de hasard sur un nombre infini d'épreuves. Je me suis amusé à jouer à pile ou face, devant MM. Eloy et Depoin, le sexe de cent individus. Face était un homme — Nous avons eu 37 hommes et 63 femmes — Voilà une solution de hasard entre deux termes. Elle n'est pas de 50 "/<■• Ce 50 % est le résulat du hasard dans un nombre considérable d'épreuves, et vous ne pouvez pas l'opposer à une épreuve. Vous voyez bien que 63 "/» est encore une solution de hasard, et j'imagine bien que dans une série extraordinaire on obtiendrait sensiblement plus, je n'ose pas dire combien, mais cela doit se calculer aussi. Le hasard pourrait donner bien d'autres résultats. Pour calculer une supériorité sur le hasard, une seule épreuve ne tranche rien, il faut opposer une moyenne de nombreux résultats à cette autre moyenne de 60 '/<■, sans quoi vous comparez le fini à l'infini. » Tout cela est très juste. Nos épreuves ne sont pas assez nombreuses pour qu'on puisse dire, en analysant nos pourcentages : il y a tant de ces solutions qui sont dues certainement au hasard : par exemple, sur 63 "/» de réponses justes, il y en a 50 % à défalquer, car elles sont produites par le hasard. Il me semble bien que j'ai eu jusqu'ici la prudence de ne pas me prononcer dans un langage aussi tranchant. Je dis d'ordinaire : 63 % est supérieur
solutions possibles est seulement de deux. Cela prouve bien que certains signes d'intelligence se lisent dans l'écriture; mais l'incertitude est extrême. Du reste, il serait déloyal de juger la graphologie d'après une épreuve aussi sommaire, et M. Crépieux-Jamin a eu raison de m'en avertir : « 11 faudrait toujours partir de ce principe que les gestes graphiques contenus dans 5 ou 6 mots ne donnent pas plus l'écriture d'une personne que deux ou trois mouvements ne donnent l'allure. »
Donc, j'ai dû abandonner très vite, et à regret, les enveloppes de lettres, et je me suis documenté en lettres intimes. Ce que j'ai employé, ce sont des lettres naturelles, qui ont réellement été pensées, et qui ont passé par la poste; la plupart m'étaient adressées, quelques-unes à mon beau-père, M.Balbiani.
Cette documentation a eu l'avantage de satisfaire les exigences des graphologues les plus exigents; mais en revanche, je me suis exposé à des erreurs graves.
Les lettres intimes sont terriblement révélatrices. D'abord, chacun sait, depuis Bufïon, que le style c'est l'homme; et que pour exprimer l'idée la plus banale, un homme d'esprit trouvera un autre tour de phrase qu'un sot. J'ai longuement travaillé à dénaturer le sens des écrits. J'ai supprimé entièrement les signatures, ou bien je les ai rendues méconnaissables. Quant au texte de ces lettres, je l'ai lu et relu avec soin, et pour l'expurger de détails qui auraient donné l'éveil sur la personnalité du scripteur, ses relations,sa profession, ses préoccupations, sa mentalité, j'ai fait de larges ratures ou des coupures aux ciseaux. L'insignifiance de quelques billets leur a épargné ce travail d'émondation; ce sont des remercîments, des rendez-vous donnés. Pour d'autres au contraire, les ratures et coupures sont si nombreuses et si considérables que le contenu des phrases devient un rébus indéchiffrable. Mais les lettres les plus massacrées conservent nécessairement des séries de mots lisibles, et quelques-uns de ces mots ont un cachet de distinction, je dirai même un parfum
de 43 à ce que donnerait le hasard ; et il y a une nuance. Au fond, il faudrait, j'en conviens, des expériences bien plus nombreuses; mais nos forces sont limitées et le bon vouloir des graphologues aussi, je suppose : et dans l'état actuel des choses, notre mode de comparaison, sans être pariait, est encore le meilleur.
d'intelligence. Et puis, comment savoir au juste, et autrement que par mon [impression personnelle, ce que mon travail de rature a laissé de révélateur dans un billet?
Je me suis avisé d'un biais. J'ai fait copier tous mes documents par la même personne ; le copiste a reçu l'ordre de reproduire le texte des originaux sans s'occuper des blancs, des interlignes, des paragraphes, etc., mais en conservant la ponctuation. Il a copié non seulement les lettres, mais les adresses. Avec ces documents copiés, j'ai composé les mêmes couples qu'avec les originaux; cet artifice m'a permis de savoir si le contenu des lettres [qui me servaient de documents pouvait, à lui seul, écriture à part, guider l'expert dans son choix.
J'ai adressé ces documents copiés à un de mes plus obligeants collègues de la Société de l'enfant, M. Lacabe, inspecteur primaire, afin qu'il cherchât à deviner pour chaque couple quelle est la lettre qui émane de la personne la plus intelligente. Toutes les instructions nécessaires, je les ai données à M. Lacabe par écrit; et il s'est bien trouvé que j'avais fait un travail suffisant d'émondation puisqu'un esprit aussi fin que celui de mon collègue n'a obtenu que 56 p. 100 de solutions justes, contre 44 p. 100 de solutions fausses.
Signalons une dernière cause d'erreur, que j'avais prévue avant de commencer les expériences, et qui s'est réalisée dès mes premiers essais.
Les graphologues ont reconnu quelques-unes des écritures que je leur soumettais.
Il fallait s'y attendre. A notre époque, les hommes de talent sont devenus la proie de la publicité; et leur écriture est presque aussi connue que leur tête. Les graphologues, du reste, excités par une curiosité légitime, ne manquent pas de regarder ces spécimens d'écritures célèbres, qui leur sont fournis soit par des recueils spéciaux, soit par des albums de réclame, comme le Mariani *.
1. M. Crépieux-Jamin me fait remarquer que ces albums donnent des reproductions défigurées par la réimpression, qui tend à uniformiser leur relief. D'accord. Mais il me semble que malgré ces défauts, le spécimen imprimé garde une individualité suffisante pour permettre de reconnaître ensuite un autre spécimen de la même écriture.
J'ai d'abord envoyé mes documents sans signaler à personne l'erreur que je redoutais. Puis j'ai attendu les réponses.
Tous les experts, sans exception, m'ont prévenu qu'ils avaient reconnu certaines écritures ; ils n'émettaient aucun doute, ils affirmaient. L'écriture portant le numéro X, m'ontils dit, est de M. un tel. Toutes ces affirmations étaient exactes. Ainsi, Mme Ungern-Steinberg m'écrit : « Si vous en avez le temps, dites-moi les noms des supérieurs suivant les numéros qui en représentent la fiche signalétique. Je n'en connais que Zola et Flournoy ». Bien qu'elle eût reconnu ces deux personnalités, Mme Ungern-Steinberg n'en crut pas moins nécessaire de faire leur portrait graphologique à tous les deux; et même le portrait de Zola, qui l'a vivement intéressée, est plus long que celui des anonymes. « Je me suis étendue sur lui, dit Mrae Ungern-Steinberg, parce que ma conception de son génie diffère un peu de celle de Crépieux-Jamin; je ne lui reconnais ni affectuosité considérable, ni l'esprit vrai de système, qui est seul dévolu au logicien, jamais à l'intuitif. » Ainsi cette dame n'hésite pas à faire le portrait graphologique d'un auteur dont elle connaît le nom; elle suppose par conséquent d'une manière implicite que ce portrait ne lui est pas inspiré par l'œuvre littéraire de Zola.
Lorsque j'eus obtenu toutes ces réponses, où mes experts me signalaient spontanément les écritures qu'ils avaient expressément reconnues, je sortis de ma réserve. Jusque-là, je n'avais parlé à personne de l'erreur que je redoutais, je craignais d'inspirer à quelques-uns l'idée de feuilleter des albums et des collections d'autographes. Mais du moment que le travail était terminé, ce danger était écarté, il fallait interroger chaque expert de la manière la plus pressante sur les écritures par lui reconnues. On sait que l'interrogatoire est un excellent moyen d'obtenir les aveux, que dans un récit spontané beaucoup de gens n'ont pas l'idée de faire. J'en ai eu ici une nouvelle preuve 1. Tel qui connaissait l'écriture de Brunetière et ne songeait pas à m'en prévenir, devient bien plus explicite, quand on lui fait cette demande catégo-
1. Voir mon livre sur la SuggestibUité, où j'ai traité celte question de méthode.
rique : u II y avait dans les documents l'écriture de Brunetière. La connaissez-vous ? »
Pour obtenir des aveux, j'ai composé une liste de cent noms célèbres, dans lesquels j'ai répandu les noms de tous ceux de la catégorie des supérieurs qui ont écrit de nos documents.
J'ai envoyé cette longue série de noms à chacun de nos experts, en les priant de répondre par écrit à quatre points :
1° Quels sont les personnages de cette liste que vous ne connaissez pas, même de nom ?
2° Quels sont ceux dont vous avez déjà étudié l'écriture?
3° Quels sont ceux dont vous avezdéjà vu ou entrevu l'écriture, pour en faire l'objet d'un examen spécial?
4° Quels sont ceux, enfin, dont vous avez évoqué l'écriture en étudiant les autographes que je vous ai envoyés, et auxquels vous avez pensé, sans cependant être bien certain que vous aviez leur écriture sous vos yeux?
Je m'imaginais que mes cent noms étaient universellement connus, au moins des gens cultivés. Je me trompais. A ce critérium de la célébrité, beaucoup de gens devraient être rayés de la liste. Je ne les signale pas; inutile de leur enlever des illusions. Du même coup, nous apprenons l'étendue des connaissances de nos experts; tel qui déclare inconnus pour lui quinze ou vingt noms, est moins instruit que tel autre qui se vante de les connaître tous. Il est moins instruit, ou peut-être plus sincère : ou peut-être encore, me suggèret-on, est-il plus instruit en profondeur, et moins en superficie. Laissons cela. Ce qui nous intéresse, c'est de savoir de la façon la plus précise si nos correspondants ont reconnu un plus grand nombre d'écritures qu'ils ne nous l'avaient dit spontanément. Eh bien, c'est à peu près constant. Ainsi, M. Vie ajoute à sa première liste quatre noms nouveaux, M. Eloy en ajoute deux, M. Humbert et M. Crépieux-Jamin deux aussi. Il est bon de remarquer que plusieurs identifications ont été seulement supposées, et que la graphologie a même aidé à ces identifications, en suggérant un portrait moral qui faisait penser à un auteur connu. Pour beaucoup d'écritures, les experts ont eu des impression de « déjà-vu » que du reste ils n'ont pas cherché à préciser ou à vérifier. Quoi qu'il en soit, j'ai supprimé les écritures reconnues.
D'autre part, des experts m'ont informé qu'ils connaissent pour les avoir étudiées les écritures de telles et telles personnes, et cependant ils ne nous disent pas qu'ils les ont reconnues. C'est très fréquent. Je n'ai pas supprimé ces écritures-là.