‹ Les révélations de l'écriture d'après un controle scientifiqueChapitre 40 sur 80 · NOMBRE DE FOIS QUE LE SIGNE A ÉTÉ NOTÉ · texte numérisé non relu

NOMBRE DE FOIS QUE LE SIGNE A ÉTÉ NOTÉ

Écriture floue . .

— banale

— lâchée. . .

— descendante

— disgracieuse

Inégalité de mauvaise nature. . . .

Clarté

Simplicité

Inégalité

Simplification

Rapidité

Ardeur

Relief

Mouvement

Netteté

Sobriété

Après cette révélation que nous donne le tableau de signes de M. Crépieux-Jamin, relisons ses 20 diagnostics motivés, et nous remarquons sans peine que ses procédés se réduisent à deux, dont le premier est beaucoup plus fréquent que l'autre,

1° Le premier procédé consiste à tenir compte d'un caractère unique. Les autres caractères ne sont là que pour faire figure, ou parce que l'on veut indiquer qu'ils ne sont pas man quants. Ainsi, écriture claire, sobre, simple, simplifiée, irrégulière... cela se lit dans presque tous les portraits; mais ce qui détermine le diagnostic, c'est un seul caractère, la netteté, l'originalité, ou la banalité, l'absence de caractère.

Ainsi pour une écriture, il écrit :

Écriture claire, simple, très simplifiée et modifiée, sobre, tour à tour hachée et liée, assez rapide et légèrement montante.

La conclusion à tirer serait excellente pour le scripteur, si l'auteur n'ajoutait pas : «Celte écriture n'a pas un grand relief. » Et cela suffit pour orienter dans le mauvais sens le jugement définitif.

C'est là, peut-on dire, le procédé du caractère dominateur. Il semble qu'avec un seul caractère M. Grépieux-Jamin fasse son diagnostic de supériorité, les autres caractères ne servant qu'à montrer l'absence de défauts saillants. C'est très élégant, mais un peu obscur, car ces caractères dominateurs ne me semblent pas résulter d'une constatation de fait, c'est plutôt une condensation de conclusions très compliquées.

2° Le second procédé consiste à tenir compte d'un accord ou d'une alliance rare de plusieurs qualités. Ainsi, pour l'écriture de Dumas fils, M. Crépieux-Jamin écrit :

Ecriture claire, montante, rapide, sobre, très simple, nette, simplifiée et modifiée.

Et il conclut :

C'est une écriture très vivante, et en même temps sans grands mouvements, c'est-à-dire une très belle alliance entre la réflexion et l'imàginatian. L'ensemble vaut bien 48.

De même, pour l'écriture de Charcot :

10 bis. — Écriture très claire, très rapide, très simplifiée et modifiée, très nette, en relief, sobre, montante, très inégale de dimensions sans discordances.

Conclusion :

Cet ensemble de qualités est des plus élevés. L'accord qu'il y a entre elles est remarquable et place le scripteur dans la plus haute catégorie.

Le tableau composé d'après les solutions de M. Paulhan ne met rien en relief ; certains caractères paraissent un peu plus abondants dans l'écriture des supérieurs, rien de plus ; je cite quelques exemples de ces caractères, en les faisant suivre de deux chiffres, le premier indiquant le nombre de fois que le caractère se rencontre dans les écritures supérieures etle second dans les écritures inférieures. Simplicité, 2-1 ; simplification, 6-5; irrégularité, 6-4 ; relief, 2-2 ; originalité, 3-1 ; élégance, 2-2 ; sobriété, 4-3 ; netteté, 3-5. Remarquons qu'il attribue la netteté aussi souvent et même plus souvent aux écritures moyennes qu'aux supérieures. Il n'est pas d'accord sur ce point avec M. Crépieux-Jamin.

Quant au lien qui unit ses constatations graphiques et sa

conclusion, je le trouv.e un peu lâche. Nous avons vu déjà qu'il ne croit pas beaucoup à la valeur des signes. Je rappelle comment il a, page 91, analysé avec humour une de nos écritures, qu'il juge niaise (fîg. 29), ce qui ne l'empêche pas d'affirmer qu'à l'aide de signes on pourrait trouver dans cette écriture la révélation d'une belle intelligence. Tout ce passage est à relire, il me paraît extrêmement suggestif. De même, et cas plus typique encore, étudiant une autre écriture dans laquelle il a trouvé beaucoup de signes intellectuels, il conclut d'une manière tout à fait inattendue à de l'intelligence moyenne. Voici sa glose :

Écriture sobre et naturelle, esprit sain, bon jugement,

— irréguliëre, impressionnabilité,

— simplifiée, assez rapide, vivacité, culture,

Signature montante, quelques grands traits, petits traits vifs, entrain, vivacité.

On s'attend à une conclusion excellente; et pas du tout...

L'aspect général de l'écriture ne me parait pas indiquer un grand intellectuel.

Qu'est-ce que c'est que cet aspect général ?

Mystère! Il y a ainsi beaucoup de surprises dans les conclusions de M. Paulhan. Chez lui, l'analyste et le synthétiseur sont deux esprits indépendants. Je cite encore son analyse d'une écriture :

Écriture n° 10. (Celle d'un professeur, intelligent sans originalité).

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