‹ Les revenantsChapitre 24 sur 39 · ACE · texte numérisé non relu

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téraire, faisaient les délices de la province; ils étaient recherchés dans les quatre vingt-sixdépartements avec un amour véritable, tandis que les œuvres de Byron et de Scott y étaient frappées du plus superbe dédain. Encore aujourd'hui , si vous en exceptez quelques intelligences d'élite , la province se fait remarquer par un goût littéraire assez étrange , je vous jure. Je sais plus d'un endroit où l'un des plus beaux livres qui aient été publiés depuis vingt ans, Volupté, est bien mis au-dessous des poèmes de M. de Kock. Aussitôt qu'on apprit dans le Bas -Poitou qu'Horace était de retour au pays toutes les Sévigné d'alentour s'empressèrent de l'accabler d'invitations ; tous les Mécènes des villes voisines voulurent visiter leur Horace ; tout ce que la contrée avait d'élégant, de savant, de lettré accourut en char à bancs, en patache, en carriole, à pied, à cheval, en litière , pour échanger quelques paroles avec le grand écrivain. Qui fut bien étonné? maître Bideau d'abord, qui avait lu quelques-uns des romans de son gendre futur, et qui les avait mis , dans son estime , bien au-dessous d'une once de tabac ; puis Horace lui-même, qui était allé chercher la gloire à Paris, et qui, las de la poursuivre vainement, la rencontrait au vil- 2 11.

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