‹ Les rêveurs de ParisChapitre 6 sur 9 · FABIEN DE SE&IST · texte numérisé non relu

FABIEN DE SE&IST

Les ytvaaes gens sexegardërent stupéfaits.

— Ça vous étoime» messieurs, continua le marquis, cpii Tïe perdait pas \m coup de dent; il a bien fait â^abord quelques façons, puis il a fini par. accepter. Et Dous nous s(»simes mis à taUe,

— Tète à tète? dit Fabien.

— Non pas; M"»® de Sainte-Ursule nous tenait compagnie. En place de ciguës je ne lui ai versé que du TOI de Faleme trouvé sous les ruines d'HercMlanum. U a eu FoUigeance d*en demander deux Icâs.

— C'était bien le mdns qu'il vous devait

— Je conviens qu'il a poussé un léger cri en me voyant ; c'est qu'il a sans doute pris pour un poignard le bougeoir étrusque que )e portais*

— Vous l'avez donc retenu daez voost

— Certainement. Si an l'avait vu descendre de mon balcon vers une heure du matin, on aurait pu le croire en bonne fortune, et j'ai voulu épargner un mensonge à sa réputation.

— C'est une noble vei^ance.

— Les amoureux de ce temps-ci n'en valent pas d!a^re. Me croyez-vous d'humeur à faire jouer à ma femme le rôle de Jane Shore? Parce qu'il a plu à un hidalgo de la Catalogne de kd faire les yeux doux de trop près, aurlez-vous trouvé plaisant que je fisse à ce malheureux le parti de Rizzio? Fi! fi! ceci n'est plus dans nos mœurs, messieurs, ^ pour si antiquaire que l'on soit, on n'en sait pas moins son monde.

— Je n'^ doute pas, monsi^ir te marquis, répondit Gaston avec un indéfinissable'sourire où Firouie tenait

autant de place que la politesse; mais vous ne nous

dites pas comment s'est terminé ce merveilleux souper,

— Mais apparenmient comme se terminent tous les soupers. Par une causerie amicale entremêlée de toasts. M«n« de Sainte-Ursule était d*une gaieté charmante/

— C'est une femme de tant d'esprit, dit Antonio di Ponte-Vecchio.

— Quand il n'y eut plus de vin dans les amphores qui nous tenaient lieu de bouteilles, les tendres lueurs de l'aurore se jouaient au travers des jalousies qui laissaient filtrer jusqu'à nous une clarté rose et fraîche. M™c de Sainte-Ursule se retira alors.

— C'était l'heure de la vengeance...

— C'était l'heure du sommeil. Malgré tout maa désir de vous être agréable, je ne puis pas faire qu'il y ait dans mon récit des coupes empoisonnées ou des glaives carthaginois.

— Cependant, don Mathias Sariagui a disparu? s'écria le veneur Orlando.

— Vous voulez dire qu'il est parti, repritrantiquaire.

— Parti!

— Eh! mon Dieu oui; il est parti à bord d'une tartane qui faisait voile pour Malte.

— Je comprends, dit le lieutenant Rafaël, vous l'avez fait saisir par trois ou quatre sbires et conduire, garrotté, à bord de la tartane.

— Je vous ferai observer, monsieur, dit le gros diplomate en croisant ses mains sur son abdomen arrondi, qu'il n'y a plus de sbires. Don Mathias a pris sur lui d'exécuter ce voyage que je ne l'avais aucune-

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ment prié de faire. Quand ma fenmie nous eut salués, je me levai, et, prenant mon compagnon par le bras, je m'amusai à lui faire voir mes galeries, qu'il eut l'extrême obligeance d'admirer. Tout en causant de l'art grec, nous arrivâmes à la porte de mon hôtel; il faisait grand jour, mais à l'exception de deux ou trois marchands de friture, la rue dormait encore. Je montrai la chaussée déserte à mon convive, et nous nous séparâmes.

— Et il ne vous a rien dit, rien fait? s'écria Gaston.

— Que vouliez-vous qu'il fit contre un mari?

— Oh ! certes, si j'avais été à sa place, les choses ne se seraient pas passées ainsi I dit le capitaine Antonio.

— Vous en parlez fort à votre aise, monsieur^ mais on voit bien que vous ignorez ce que c'est qu'une entrevue nocturne avec un époux. Si vous saviez de quelle terrible puissance nous sommes mystérieusement armés lorsque nous apparaissons en robe de chambre et les pieds chaussés de pantoufles! Le plus formidable séducteur tremble et balbutie.

— Vilipendé, bafoué et congédié l c'est trop, dit Max.

— Peut-être auriez-vous préféré que je le tuasse; chacun entend la vengeance à sa manière. Pendant que nous étions à Rome, l'an passé. M™® de Sainte- Ursule avait un amoureux

— Ah! ah! un nouveau! s'écria Rafaël!

— Non, un ancien dans l'ordre des dates; il venait après vous.

— C'est qu'avec la marquise on s'y perd, ajoufa Gaston; il n'y a que vous, monsieur, qui pouvez ne pas commettre d'erreur en oes sortes de choses.

— Vous savez, répondit l'antiquaire avec un magnifique sang-froid et en attachant ses regards sur M. de Ludre, que ma femme est trop jolie pour manquer jamais d'amoureux. J'ai là, dans la poche, un sonnet de ^n avant-dernier Pétrarque^ Seriez-vous curieux de l'entendre?

— Certes oui, s'écria étourdiment le gentiîhonmie bavards.

— C'est inutile, reprit vivement Gaston, dont les oues s'étaient couvertes d'une légère rougeur.

— Puisque M. de Ludre juge que c'est une lecture importune, continua l'impassible marquis, nous allons revenir à l'amoureux de Rome. C'était un gentilhomme de Vérone, fort beau garçon, ma foi, et riche à l'avenant. Il inventa mille fêtes pour plaire àM™« de Sainte- Ursule. Nos nuits étaient un long concert. Que de fois ne me suis-je pas endormi sur l'andante de BelValma innamorataf Mais la musique, aussi belle qu'elle soit, devient monotone quand il y en a toujours; je mis la main sur une douzaine des épîtres galantes du Vérooais; ma femme m'y aida merveilleusement en faisant semblant de les égarer par sa chambre, et deux jours après elles étaient imprimées dans le feuilleton du Diario di Roma, .

— Imprimées!

— Toutes vives, dit l'antiquaire. Elles eurent un succès fou. Elles étaient écrites dans le plus pur ro-

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mantisme italien, et deux initiales transparentes permettaient à chacun de dire tout bas le nom de Fauteur à l'oreille de toutle monde.

— Et que fit le gentilhomme véronais? demanda le capitaine à Antonio.

— Il s'en est allé en Syrie, et Je croîs qu'il s'est fait tuer à Beyrouth.

— Quel diable d'homme ! murmura Gaston, en Contemplant le diplomate avec admiration.

— Vous avez des moyens merveilleux pour vous débarrasser des amoureux de la marquise, dit Rafaël ; Tmi prend la fuite de désespoir d'avoir bu du vin de Falerne contemporain de Ponce-Pilate en votre compagnie; l'autre se Fait tuer parce que vous avez eu ïïdée de le faire feuilletonniste contre son gré; mais, vous êtes assez philosophe pour que je puisse me permettre cette observation : croyez-vous que malgré leur excellence ces moyens soient suffisants pour vous préserver de tout accident dans l'avenir?

— J'ai une armure qui me rend invulnérable autant que mari peut l'être sous le ciel.

— Ah! et le nom de cette armure?

— Vous le connaissez tous. C'est M»» de Sainte-Ursule éUe-méme.

— Comment l'entendez-vous ! s'écria Fabien que le flegmatique sang-froid du bonhomme intriguait.

— Si sa grâce est un aimant qui attire, sa coquetterie est un bouclier qui défend.

— Que Dieu me prête vie, dit tout bas Gaston, et je trouverai bien le défaut de l'armure.

Au même instant, un postillon vint annoncer au marquis que les chevaux étaient attelés.

— Adieu, messieurs, dit le diplomate en se levant; Je pars pour Vienne où m'envoie S. M. le roi des Deux- Siciles, et laisse ma femme sous votre protection.

— On n'est pas plus impertinent que ce vieil antiquaire! s'écria Rafaël. Cest à me rendre amoureux de sa femme.

— Ne vous y brûlez pas, lui dit Gaston,

— Mais vous-même?

— Oh! moi, c'est déjà fait.

Dix minutes après, toute la compagnie se sépara, et Fabien reprit le chemin de Naples.

A deux ou trois lieues dea portes de la ville, un embarras de charrettes et de corricoli arrêta sa chaise de poste. 11 y avait sur la chaussée une calèche dont les chevaux piaffaient en mordant leur frein ; une jeune femme, penchée à la portière, pressait le cocher.

— Mais avancez donc ! disait-elle; je n'aurai jamais le temps dé faire ma toilette.

— Je ne puis pas, madame, répondait le pauvre cocher.

Tout à coup les chevaux, tourmentés par le bruit, se jettent sur le bas côté de la route et prennent le galop brusquement. La calèche, emportée, franchitd'un bond le petit fossé qui longe la chaussée, court à travers champs, heurte une souche, et verse sur l'herbe en un clin d'œil.

Fabien s'était élancé hors de sa chaise par-desssus la portière; plein d'inquiétude, il accourt et trouve de-

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bout, auprès de la calèche couchée sur le flanc, une femme qui riait aux éclats.

Surpris d'abord, Fabien s'arrêta; mais voyant la tournure que l'accident avait prise, il s'approcha de la rieuse qu'il salua :

— Je ne crois pas, madame, lui dit-il, qu'il soit nécessaire de vous demander si vous êtes blessée ?

— Oh! pas le moins du monde, répondit-elle en secouant la tète par un mouvement plein de gaieté; c'a été l'affaire d'un instant, et je me suis trouvée étendue sur le gazon aussi mollement que sur du duvet ; mais après m'être relevée, je n'ai pu m'empêcher de rire en apercevant la singulière figure que faisait mon pauvre Pierre.

Le pauvre Pierre, qui n'était autre que le cocherjeté assez rudement à bas de son siège, regardait la calèche avec une si pitçuse expression de douleur et d'humilité que la dame eut beaucoup de peine à réprimer un nou- m vel accès de gaieté. * ?

— Voyons, mon ami, dit-elle enfin, tant morts que tués, il n'y a personne sur le carreau, ni bêtes ni gens. Vous méditerez demain sur cette aventure; quant à présent, je crois qu'il convient assez de relever la calèche et de partir. On m'attend au bal, et si je ne retourne pas de suite à Naples, je n'aurai jamais le loisir d'apprêter ma toilette.

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— Ma foi, madame, dit le cocher en se grattant Toreille, relever la voiture n'estpas ce qui m'embarrasse^ mais c'est qu'il y a autre chose encore.

— Et quoi ?

— Il y a que le brancard est rompu.

La dame vérifia le fait : le brancard était casé par le milieu. Elle frappa du bout de son petit pied sur le gazon avec impatience.

— Qu' allons-nous faire maintenant? dit-elle,

— Dame ! je ne sais pas, reprit Pierre.

Fabien comprit que le moment d'intervenir directement était venu.

— Le hasard malencontreux qui vous a poussée dans cette prairie, madame, lui dit-il, servira d'excuse k la hardiesse de ma proposition, et j'ose espérer que vous ne vous fâcherez pas trop fort si je vous prie d'accepter une place dans ma voiture,

La dame s'inclina légèrement, regarda saa inteiiocuteur du coin de l'œil, puis la route, puis la chaise de poste qui trônait fièraicient sur la chaussée, puis enfin la calèche tristement étendue sur l'herbe. Elle était vivement tentée de répondre oui, mais elle hésitait cependant.

Fabien, qui vit son embarras, reprit :

— Veuillez me pardonner si j'insiste, madame; mais il m'a semblé vous avoir entendu parler d'une toilette que vous n'auriez pas le temps de faire si vous n'arrf* yiez promptement à Naples ; de grâce ne privez pas ce&t qui vous attendent du plaisir qu'ils auront à vous voir.

f ABIBK tm SfiRNT tOS

— Puisque tous j»gez qu'il» seraient trep malbeiH

reux, dit-elle, je veux bien être compatissante.

La dame donna qurfques ordres à Pierre, prit le bras de Fabien, et sauta lestement dans la cbaise de poste, qui partit au galop.

— Voilà à quoi on s'expose quand on est une tendre épouse, dit-elle en s'établissant dans un coin avec des manières de chatte; s'il ne m'avait pris l'héroïque fantaisie d'accompagner mon cher mari jusqu'à la bifurcation du chemin, cet accident ne me serait pas arrivé.

— J'en rends grâce à votre héroïsme, répondit Fa^ bien.

La conversation commencée sur ce ton-là prit tout de suite une allure vive et plaisante qui mit les deux causeurs en belle humeur. La dame fit voir qu'elle avait de l'esprit et de l'originaUté dans l'imagination, et le cavalier soutint de son mieux la bonne réputation de ses compatriotes.

Il leur sembla, quand la voiture entra dans Naples, qu'elle n'avait pis que cinq minutes pour y arriver.

— Nous voici dans la ville, dit Fabien à la dame* mais j'ignore où je dois vous conduire.

— Ah! c'est vrai, dit-elle. Rue de Tolède, chez la siarquise de Sainte-Urscdie.

A ce nom, Fabien tressaillit et regarda sa voisine plus attentivement qu'il ne l'avait fait jusqu'alors. Elle lui parut merveilleusement belle, avec des grâces nati^xeUes qui lui donnaient un cbarine de plus.

Fabien ne songeait plus à parler quand la chaise de

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poste 8*arrèta devant un hôtel dont la porte venait.de s'ouvrir à deux battants.

Ck)mme la marquise posait son joli pied sur le perron, elle se retourna vivement.

— Mais à propos, dit-elle, c'est bien le moins, naonsieur, que je sache qui je dois remercier du service que vous venez de me rendre.

— M. de Semy, répondit Fabien.

— M. de Semy? répéta-elle ; mais attendez donc; il me semble que ce nom ne m* est pas inconnu..;

Et M"n« de Sainte-Ursule se mit à chifformer les tresses de ses longs cheveux en consultant ses souvenirs.

— Ah! j'y suis, s'écria-t-elle, tandis que Fabien la considérait; n'êtes-vous 'pas, monsieur, quelque chose dans la diplomatie?

— Secrétaire à l'ambassade française, à Naples.

— C'est bien cela, et vous vous appelez Fabien?

— Fabien.

— M™« de Nouans, votre cousine et mon amie, m'a fort parlé de vous dans sa dernière lettre, et m'annonçait votre prochaine arrivée à Naples. En cherchant bien vous trouverez quelque part une lettre de recommandation à mon adresse.

— Je l'espère, madame, dit Fabien en tirant son portefeuille où il §e mettait déjà en devoir de chercher, lorsque Mm» de Sainte-Ursule l'arrêta.

— C*est inutile, lui dit-elle, la connaissance est faite entre nous, et je vous engagerais h brûler cette lettre, si je ne craignais qu'elle ne renfermât en po^iscripttm une demande de quelqu'un de ces brimborions de corail

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amcquels les femmes de Paris attachent tant de prix depuis que les Napolitaines n'en portent plus. Considérez désormais cette maison comme la vôtre et venez me voir le plus souvent que vous pourrez.

Mm« de Sainte-Ursule tendit à Fabien une main qu'il baisa, et disparut derrière la porte, légère comme un oiseau.

Un mot maintenant sur M. de Sainte-Ursule dont la fenmie, comme on a pu le voir, avait le don de défrayer les entretiens des oisifs et des curieux de Naples.

M. le marquis de Sainte-Ursule était le fils aîné d'un émigré qui, chassé par la tourmente révolutionnaire, était allé demander un asile à Naples, où il s'était marié k une riche héritière de la Capitanate fort amoureuse de titres et de blason; à la mort de ses parents le fils avait hérité de tout à la fois, de la noblesse et de la fortune, si bien que, la reconnaissance et l'habitude rattachant au sol où il était né, il avait fait de Naples sa patrie et sollicité du gouvernement un emploi qui lui avait été accordé.

Son goût pour les antiquités lui était venu en voyageant, et ses meilleurs amis ne savaient ce qu'il aimait le plus, de signer un protocole ou de classer une médaille. Ce fut à Paris qu'il rencontra et épousa M^i* de Saverolles, alors qu'il avait déjà passé la quarantaine, bravant courageusement, avec la philosophie d'un homme qui a une passion pour s'y réfugier en cas de mésaventure, les éventualités redoutables d'un mariage disproportionné. Comme en dehors de la numismatique c'était un diplomate d'esprit et de bonnes manières, il

ne déplut point à la jeune personne, qui elle-même te séduisit par les côtés bizarres d'un caractère qii n*a pas ordinairement le don de plaire à tous les préten* dants : une grande vivacité, Thumeur mouvante, beaucoup d'ardeur aux plaisirs, une inaltérable légèreté qui la faisait passer du rire aux larmes en un clin d'ceil, et une si capricieuse et si fantasque imagination, qu'eDe trouvait moyen de voir toujours les dioses au rebours de ce qu'elles paraissaient à tout le monde.

Quand elle arriva à Naples, elle se laissa complaisamment pousser parle flot, qu'elle aida quelque peu, jusqu'au plus haut degré de cette chancelante édielle que la mocfe tient d'une main mal assurée; mais elle eut le grand art de s'y maintenir. Si l'épitbète de lionne eût passé les Alpes, M"® de Saint-Ursule eût été h première lionne des Alpes; elle se contenta d'en être la femme la plus fêtée, la plus flattée et la plus citée. Elle était née sans fortune et avait été élevée simplement dans une maison austère où l'aisance était parcimonieuse, mais elle avait en elle l'amour inné du hixe. L'antiquaire mit ses revenus à sa disposition, et la jeune femme en usa avec une charmante prodigalité, son hôtel devint en fort peu de temps le refuge animé et brillant de tout ce que la ville de Parthénope comptait de gens oisifs , de femmes, élégantes, d'étranger& de distinction, d'artistes éminents; c'était précisément ce que le marquis voulait ; étant lui-même d'une humeur taciturne, fl se servait de la gaieté inaltérable de sa femme comme d'un moxa; jamais il ne se montrait plus souriant que lorsqu'il la voyait entourée de gens

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