CI.AIRE, railloate, montrant Dargit
Monsieur déserte.
DARGIS, continnanl.
Mais vous demandez trop en le voulant parfait, Vous tn conviendrez bien, madame?
• Suunno, Dtrgis, Claire, Brion.
LES BÉVOLTÉES
CLAIRE, iris-gaiement.
Tout à fait.
Pourquoi ne pas le dire avant le mariage?
On nous laisse monter gaîment dans un nuage,
D’où l’on voit un monsieur tendre, immatériel ;
Son habit noir, lui- même, a des tons d’arc-en-ciell DARGIS, sooriant et s'ap|)nyanl sur Ia dossier de la chaise de Claire. Qu’il ne iieut pas garder, madame, quoi qu’on fasse.
Ce sont des rêves creux que le mari remplacéT.
CLAIRE
Comme les cheveux gris qui remplacent les blonds.
DARGIS, prenant un ton d’avocat.
Est-ce donc un amour fade que nous voulons ?
Brion laissait aller sa vie à la dérive ;
Il n’a peut-être pas la tendresse expansive.
Mais vous êtes, au fond, son seul attachement.
CLAIRE
Au fond, comme le lest au fond du bâtiment.
Je suis là pour le poids, je maintiens l’équilibre :
Monsieur n’est plus garçon, mais il est toujours libre.
DARGIS.
Madame, il faut sortir de ce malentendu.
CLAIRE ; on se lève *.
Nous ne serons jamais, nous, le fruit défendu,
Le scandale bruyant qui mange et qui gaspille ;
Nous serons le repos et l’ennui, la famille.
SUZANNE, goi^ment.
C’est un portrait trop laid pour n’ôtre pas trompeur.
Tous les maris sont- ils coupables?
CLAIRE
J’en ai peur.
SUZANNE
Vous n'exceptez personne ? . ;
CLAIRE
Hélas I non.
DARGIS, souriant.
Je réclame
Pour un, au moins ; Adam n’a pas trompé sa femme.
CLAIRE
Il l’a calomniée.
* Darcis, Suunno, Claire Brio