DU CHAPITRE QUATRIÈME
(1) L'emploi de signes sténographiques beaucoup plus simples.
La sténographie n'est pas précisément une science de déduction. Il faut avoir, pour en juger, plutôt de l'expérience que de la logique. Nous sommes donc, quant à nous, très incapable de .nous former un jugement
absolu sur ce moyeu si judicieux de rendre la parole humaine.
Cependant nous croyons être tout à fait dans le vrai, lorsque nous disons que toute bonne méthode okygraphique doit reposer, comme celles d'Honoré Blanc et de M. Leray, sur Tapplication de la portée musicale et sur le retranchement des voyelles.
Nous ajouterons même ici une idée qui n'a encore été exprimée, que nous sachions, par personne. Il est possible qu'elle soit inapplicable ; mais , dans tous les cas , on comprendra comment nous avons dû être conduit à la concevoir.
Pourrait-on arriver à n'employer dans la sténographie qu'un seul et unique signe rendant tous les sons de la langue par la diversité de ses positions, par le plus ou moins de grosseur de l'une oiT l'autre de ses parties?
Je livre cette question , à laquelle je suis personnellement dans l'impuissance absolue de répondre, à la sagacité des hommes spéciaux ; et, pour bien préciser la nature du problème, je reproduirai ici quelques lignes de l'une des notes insérées à la suite du chapitre II (l'Alphabet universel). Il s'agit de l'écriture cunéiforme ou persépolitaine.
« On sait, dit la note, en quoi consiste l'écriture cunéiforme. Son élément unique est le clou ou fer de lance, qui^ par ses nombreuses combinaisons avec luimême,^ forme tous les sens voulus par l'esprit. Cette idée, d'une simplicité féconde, est peut-être la formule la plus puissante de l'écriture alphabétique. Toutefois, il parai-
trait que ee système ne fut employé que pour l'écriture monumentale, L'Alphabet cunéiforme était pratiqué du temps de Darius^ de Xerxès et des guerres Médiques. »
Si cette donnée pouvait être appliquée à la sténographie, quelle simplification !'