I.E SAINT EMHRE HUMAIN
l'n r.i's.ir fi'odal. Que reiircnii.iient les luttes des Guell'es et des Gtlieliiis? Question de la souveraineté. I.TUdio au moyen àjio, inféodée à ntalic antique, n'a |>as la conscience du droit, ctclierclie son appui hors d'clleniénie. I.'cs républiques sans la souveraineté du peuple. Une nalion va.s- .sale. I.e droit nouvcui ne sc fonde pas Quelle est la vérilalde origine de la féodalité?
Ce qu’il y a d’extraordinaire dans cette histoire est que le jour même où elles existent, ces républiques se posent toutes en même temps la même question : Quel est le maître? quel est le souverain? en qui réside la source du droit et de l’autorité? Cette pensée travaille aussitôt cette civilisation renaissante. Effrayées de la puissance qu’elles se sont arrogée, le premier besoin de ces villes, au lendemain de l’insurrection, est de légitimer ce qu’elles ont fait. On vit alors que l’Italie affranchie n’avait pu acquérir la conscience des droits qu’elle exerçait; il ne se trouva pas une misérable bourgade, enclose de murailles ou d’épines*, qui ne fût obsédée par la dilliculté de savoir à qui appartenait la souveraineté. Les unes dirent ; Le maître, c’est l’Empereur; les autres : Le maître, c’est l’Église; mais l’idée ne vint à aucune de ces républiques qu’elle ne dépendait de personne, et que la souveraineté pourrait être dans le peuple. Il y eut des
* Kral illclit civiliis de spinis claiis,i. (Chronka Asiensia.)