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rite, sa conscience infaillible, le ver de terre qui se cache dans la glèbe. Et quand celte contrée n’eiil rien (ail autre chose, une si éclatante désobéissance à un joug que les meilleurs convoitent ou acceptent aujourd’hui sans sourciller, rachèterait de plus grands vices que les siens. Je répète que l’homme en Italie, malgré toutes ses chutes, conserva cette fierté individuelle de ne vouloir pas être mesuré ni primé par la propriété et par la terre.
Dès le douzième siècle, la noblesse ayant été renversée, son principe de société tombe avec elle. La loi ne demanda pas à l’Italien ce qu'il possédait, mais ce qu’il faisait. Tel se trouva occuper encore de vastes domaines, qui ne fut plus rien dans le monde; c’est le travail qui fit le citoyen, non plus la propriété morle. Quiconque n’était pas inscrit sur le livre public, dans un des métiers reconnus, était un membre inutile ou nuisible, et comme tel retranché du corps de l’Etat, ou plutôt il était censé n’en avoir jamais fait partie. Le noble qui voulait rester citoyen dut prendre ou afiicher un métier, et l’aristocratie terrienne passa sous le joug de l’industrie. Celte révolution établit ainsi dès le douzième siècle la société italienne sur un principe que l’Europe est loin d’avoir atteint au dix-neuvième. L’antiquité avait tenu le travail à déshonneur; l’Italie le réhabilite jusqu’à en faire le principe du droit social. Chaque cité devient une ébauche d’organisation politi(jue de l’industrie, et le gouvernement n’y est que la représentation des métiers et des arts. La biérarcbie des métiers, en Italie, remonte à la plus haute antiquité; ce qui est nouveau, c’est de faire de cette hiérarchie le fondement de la vie politique et sociale. La lutte ce.sse de s’établir sur le terrain de l’esclave ou du serf, entre les privilèges de la lunssanee. Le respect de lu pensée, de la science, du ilollorato, est au fond des discus-