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LA RÉVOLUTION DANS LES ARTS

\ja religion de l’arlislc n’esl plus celle du prêtre. Le peintre plus universel que l’Église. Léonard de Vinci. Le précurseur de la Renaissance. Raphaël; sa Bible guelfe. Caractère épique. Gomment il conçoit l’Eglise universelle • au-dessus des sectes. Il réhabilite les hérésies. L’artbte au-dessus des lois. Son isolement social. 11 survit à un peuple. Tyrannie de la beauté.

Le genre de vie des artistes tendait naturellement à élargir leur horizon par delà celui des écrivains. Attachés à une cour, ceux-ci toujours dépendants, esclaves des convenances artilicielles, vivaient, mouraient enchaînés, au lieu que l’artiste était le roi de son époque. Plus libre que les princes, il avait seul hérité de l’existence puissante des hommes du moyen âge. Pendant que les poètes n’étaient plus que les complaisants des dynasties nouvelles, l’artiste errant de lieu en lieu, véritablement cosmopolite, conservait l’indépendance des républicains du douzième siècle. Le philosophe avait la langue liée. Ce qu’il ne pourra dire, le peintre, le sculpteur le montreront aux yeux.

Quand on a voulu, de nos jours, prouver par les œuvres de la Renaissance que le beau ne peut se passer d’une croyance inflexible, on a établi une chose contredite par tous les faits. 11 est sûr que les plus grands artistes avaient une foi médiocre. La révolution, que d’autres peuples faisaient entrer dans l’Église par le libre examen, les Italiens

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