‹ Les révolutions d'ItalieChapitre 80 sur 97 · LA MOUT SOCIALE · texte numérisé non relu

LA MOUT SOCIALE

OiffércnlR dcf;r(^ dans la mort d’un peuple. Comment on iinit par aimer

l'osclavagc.

U y a plusieurs degrés, el, pour ainsi dire, plusieurs morts dans la mort d’un peuple libre. Je veux les résumer en quelques mots.

On croit que la perte de la liberté dans une nation e.st le plus grand des maux; ce n’est que le premier anneau de la chaîne.

Quand, après les guerres de classe, il s’élève un maître absolu, rien n’est perdu encore. Sous la servitude volonh taire, il reste une nation.

Le souvenir de la liberté détruite vit dans les cœurs, et le jour vient où le maître est attaqué par le peuple. Si le premier se sent faible, il appelle à son secours les foreeu de l’étranger. C’est alors seulement que commence le vrai péril de mort. , .

Si l’invasion se consomme, tant qu’elle subsiste, la nation disparait. Sous le joug de l’étranger, il n’y a plus ni citoyen, ni peuple, ni souverain, ni sqjet. H n’y a plus même de tyran : l’État est mort.

Ou la population conquise se soulève et rejette l’oppresseur : dans ce cas, elle reprend un essor plus grand que dans le passé; ou elle accepte.la défaite, comme un fait accompli : dans ce cas, chaque jour la ruine, davantage.

Dans l’antiquité, un peuple envahi était un peuple esclave.,Ces vainqueurs, s’asseyaient sur. les vainçqs^ cpmme

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