IV. — DK LA SCIENCE
à avoir foi dans un seul temps d'arrêt , l’Événement ne leur apportera que la mort de leur espérance, puisque la mort est le temps d’arrêt par excellence.
— Mais, me direz-vous, ne commettonsnous pas tous les jours des fautes? — Cela est un mal.
— Oui, relativement à chacun.
Mais, qui vous dit que du principe de ces fautes ne dérive pas le bien général?
— Tout le prouve, au contraire.
Il ne saurait y avoir de Lumière sans le contraste des ténèbres, de Vérité sans le contraste de l’erreur.
Donc l’Humanité, marchant d’erreur en erreur, ne s’élève à la Vérité que par ses fautes, comme il n’est possible d’arriver à contempler la Lumière que par la succession des ombres.
Les Peintres et les Physiciens savent bien cela, mais beaucoup d’Hommes d’État n’en savent rien. Je demanderai s’il a jamais pris fantaisie à un Homme d’État de consulter
ET DE LA POLITIQUE
un Peintre ou un Physicien sur une question de cabinet?
— Non.
Eh bien ! il faudra pourtant un jour que cela soit.
Le Progrès c’est de marcher au bien avec foi, sans s’inquiéter du mal que Dieu n’a placé sur nos pas que pour notre éducation. Mais pour abréger cette éducation, c’ est-h-dire le mal, nous devons nous unir au lieu de nous séparer, et ne pas négliger les plus humbles, qui ont aussi leur place dans l’œuvre.
Caché derrière un titre mystérieux ( la Magie du xix e Siècle ), depuis un an je harcèle les Savants de ce principe afin de les engager h sortir de leurs erreurs, c’est-à-dire à marcher.
MM. les Savants, enfermés dans une citadelle qu’ils ont hérissée de difficultés pour le vulgaire, et forts de la Foi publique, qui aime mieux croire à leurs Sciences que d'y aller voir, se sont peu émus de mon premier feu, et les Politiques, qui ne sont guère