‹ Les revolutions du temps synthese prophetique du 19. siecleChapitre 34 sur 132 · IV.— DE LA SCIENCE · texte numérisé non relu

IV.— DE LA SCIENCE

savants, ont pris pour une plaisanterie cette pluie de projectiles qui crevaient en l’air.

Aujourd’hui qu’ils vont en sentir les éclats, il faudra bien qu’ils se réveillent.

En face de la Science, j’étais dans une tranchée profonde d’où je tirais à couvert.

Aujourd’hui, je change de tactique et me mets en vue sur un terrain plat, en face de la Politique; car il faut que l’on sache que ce n’est pas seulement la citadelle, mais la Ville que j’attaque.

Maintenant, de Babel et de Babylone, tout le monde va tirer sur moi.

Vive Dieu ! alors.

Mon intelligence est une poudre que j’ai déjà mise à l’essai, et je ne manquerai pas de boulets, en ramassant ceux de la Politique, pour les envoyer contre la citadelle de la Science, et ceux de la Science pour ouvrir une brèche dans les remparts de la Politique.

— L’instinct de leur mutuelle défense les ralliera sans doute, et elles m’écraseront!

— Qu’est- ce que cela me fait ,

Si, en tirant sur moi, elles s’aperçoivent

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ET DE LA POLITIQUE

pour la première fois qu’elles n’ont quun but où elles doivent viser ensemble?

La Science forme l’ensemble des connaissances humaines.

La Politique est l’art de les mettre en pratique et de les diriger dans une voie utile à l’Humanité.

La Science est donc à la Politique ce que la Foi est à la Raison.

La Science est encore le cheval, et la Politique le cavalier.

Cavaliers désarçonnés et penauds, si vous aviez bien connu votre monture, vous ne lui eussiez pas serré si fort la bride, dans l’arène de la dernière Royauté.

Et vous, Clowns imprudents du steep ] echase de la République, vous seriez encore en selle, si vous vous fussiez contentés de serrer votre coursier du genou et de lui donner de l’éperon, au lieu de faire des tours de force sur son dos;

C’était pourtant une noble monture; mais

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