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Le professeur Besobrasoff décrit ainsi leur vie

Leurs habitations ont l'air d'étables abandonnées et négligées. Tout leur bien consiste en un tas de vieilles hardes. Les mères n'ont pas de quoi allaiter leurs enfants, les pères n'ont pas d'argent pour nourrir la famille. Ils n'avaient dans le passé que lidaim, et l'avenir ne peut rien leur apporter d'autre. Pour vivre ainsi, il faut avoir une patience incroyable. Comment peut-on encore vivre tranquille dans de telles conditions et que doit-on encore croire ? Ces malheureux, qui sont tellement tourmentés par Tinjuste sort, endurent leurs souffrances sans murmurer. Ils croient fermement à leur dieu. Ils ne volent pas, ils ne se révoltent pas, ils n'assassinent pas. Ils ne cherchent que du travail. Ils ne sont pas seule, ment des gens honnêtes, mais vraiment des martyrs désintéressés et énergiques.

53. Le régime des Juifs produit une autre conséquence ; il oblige [es Juives à se pcostituer en masses : d'abord par misère ; puis poux obéir a la police, — etvQici comment. Tandis que les Juives ©«.vnièries. a'ont pas le droit d'habiter hors du territoire juif, lesi prostituées juives. en; ont le dr<Dsi:t paixï& qu& les. manrhands. russesi et les soldats rttsses- ont partout besoin- de femmes à bon march*. Une Juive qui veut absolument vivre de son- travail doit donc se prostituer. De même une Juive qui veut absolument vivre dans une ville d'université pour étudier, et qui ne veut pas risquer de se voir expulsée sous le moindre prétexte, se fera inscrire comme prostituée. De temps en temps, la police viendra s'assurer si elle fait touj,ours son métier; moyennant quoi elle aura la paix. On connaît même une étudiante Juive que la police expulsa de Pétersibourg, parce qu'après vérification elle se trouva encore vierge.

54. Les Juifs, pourtant, ne sont pas tendres pour les prostituées. Un congrès de rabbins, réuni à Lamberg en 1903, les a vouées à l'infamie. On interdit les synagogues non seulement aux femmes, mais à leurs exploiteurs. Et la vie 'de prostituée non plus ne devrait pas attirer les Juives; elles n'y ont même pas l'espoir, comme les prostituées chrétiennes, de se faire épouser par un noble, un officier, un bourgeois quelconque. Où les paye mal : de 10 à 70 francs qu^nd on les achète, et de 1 à 3 fraacs chaque fois qu'on les utilise.

55 Cette année (mai 1905) les Juifs de Varso\. ont fait un massacre général des prostituées et des souteneurs juifs. Ujîuropèen du 17 juin eu donne cette explication:

a) L'incapacité de la police russe, sa corruption et les instincts criminels de 1» majorité de ses membres ont depuis longtemps accoutumé la population à s'aider elle-même, ce qui a amené eittre autres le massacre des voleurs dans le faubourg de Varsovie Wola. — h) Les meilleurs éléments du prolétariat juif ressentaient douloureusement l'accroissement continu dn nombre des prostituées juives et des souteneurs et voulaient en purifier la ville. — c) Les souteneurs étaient au service de la police. — d) Enfin, la police elle-même espérait que des désordres surgirait un massacre général des Juits et elle n'intervint que qaand les horizontales attachées à l'état-major du gouverneur général furent attaquées.

Ainsi, ces femmes, réduites à la prostitution par l'oppression russe, succombent ensuite par la. main des Juifs.

56. Pour remédier à leur misère, les Juifs, russes ont la ressource des aumônes privées distribuées par les rabîns le jour de Pâques j — la taxe sur les bxi^ucheries juives, que les autorités interceptent en grande partie; — les dons des Juifs riches, de France, d'Allemagne, d'Angleterire, mais surtout d'Amérique. *

57. Les Juifs ont, dans leur territoire réservé, 112 hôpitaux, 126 hospices, 50 soupes populaires, 72 vestiaires, 665 sociétés de secours mutuels, 51 sociétés pour l'installation des jeunes mariés, 350 associations de crédit gratuit (dont le capital moyen ne dépasse pas 1.200 francs).

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