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pratiquement toujours le fait prédominant. Deux faits sont en cause : la stagnation des mucosités qui encombrent le couloir nasal ; la tuméfaction de la muqueuse, particulièrement du cornet inférieur, et c’est là le fait important.
Cette obstruction est donc surtout d'ordre hyper-
: ° AN 2% Q émique, et ce sont avant tout les Variations de volume du cornet inférieur qui règlent les variations
de la perméabilité du nez. L’explication du fait en est
donnée par la structure des tissus analogue à celle du corps caverneux de l’urèthre, à la différence cependant que dans le nez l’érection est l’état normal. On rencontre ce tissu à la tête et à la queue des cornets moyens et inférieurs ; la queue du cornet inférieur étant le gland du nez selon PoïRiEr. Vaso-dilatation et vaso-constriction s’y effectuent activement par des actes réflexes que commandent &es nerfs vaso-moteurs émanés du ganglion sphéno-palatin (ZUCKER- KAND), véritables « nervi erigentes nasi >». Comme il est facile de le constater, le moindre fait suffit à provoquer l’obstruction ou l’ouverture, témoin la peur du médecin qui débouche le nez du patient dans le cabinet de consultation. C’est encore ce qui explique les obstructions à bascule, passant d’une narine à l’autre en un temps très bref, bien que la déclivité de la tête y ait aussi un rôle, maïs surtout nocturne.
Cet enchifrènement entraîne une série de conséquences inévitables. La respiration buccale, si gênante la nuit, qui fait que le malade ronfle, s’agite, repose mal, et se réveille la bouche sèche. Les troubles de l’odorat sont très souvent signalés ; en réalité,
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il ne s’agit le plus souvent que de l’anosmie respiratoire, la fente olfactive étant plus ou moins comblée.
À la longue, cependant, l’épithélium olfactif peut s’altérer et l’anosmie devenir essentielle et à peu près incurable,
Fréquemment, des crises de migraine sont signalées et deviennent quelquefois même le facteur prédominant, venant moins d’une participation des sinus frontaux ou d’une céphalée réflexe que “d’un troubl: de la circulation veineuse et lymphatique. Très souvent aussi, le catarrhe naso-pharyngien se superpose avec ses reniflements, sa vomiturition matinale et sa pharyngite. Des altérations de la voix peuvent apparaître, qui perd son métal, devient sourde, prenant plus ou moins les caractères de cette rhinolalie close que l’on rencontre chez les adénoïdiens.
Enfin, des troubles réflexes existent aussi : éternuements, toux spasmodique et quinteuse d’origine nasale, asthme même et plus rarement vomissements, spasmes glottiques, névralgies.
Ces phénomènes semblent dus, pour LERMOYEZ, à l’excitation des filets sensitifs du nerf maxillaire supérieur.
Pour les autres forfes : coryza vaso-moteur et spasmodique, rhinorrrhée, la symptomatologie est sensiblement identique. L’enchifrènement domine la . scène, et sauf la brusquerie de l’accès et quelques prodromes, irritation nasale, sensation de chatouillement avec crise d’éternuements, larmoiement quelquefois, on retrouve partout l’obstruction nasale et ses consé-