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quences, l'écoulement qui est souvent plus abondant et surtout plus aqueux. MENIER et GAREL signalent encore la fréquence des troubles broncho-pulmonaires associés.
L'examen objectif des fosses nasales pratiqué alors montre un aspect particulier. La rhinoscopie antérieure dévoile un nez plus ou moins encombré de muco-pus s’accumulant sur le plancher et formant des filaments muqueux allant d’une paroi à l’autre. Ce qui prouve bien qu’il.y a des périodes de contact entre les deux parois. La muqueuse est épaisse, « tantôt rouge, tendue, luisante, tantôt pâle, flétrie, mame- : lonnée » (1). Le degré d’érection du cornet inférieur est variable entre deux examens. Des hyperémies circonscrites siégeant sur les parties antérieures ou postérieures du cornet inférieur peuvent exister et l'aspect du cornet pourra être lisse ou lobulé ; un examen au stylet permet alors d'éliminer l’hypothèse d’une polypose. Ce même stylet permettra d'obtenir la sensation si caractéristique. de l’« édredon » ; il s’enfonce comme dans un coussin de plumes. Cette manœuvre amène souvent une rétraction locale et rapide des tissus qui se reproduit à pcine dans les cas de rhinite hypertrophique où la sclérose a pris part au processus et a envahi les tissus. L'épreuve de la cocaïne, et mieux encore, de l’adré- . naline, donne un renseignement précieux. Tout ce qui n’est pas tissu de néo-formation se rétracte énergi-
(1) LERMOYEZ. — Article cité. — Cette remarque tend à démontrer la confusion qui existait alors entre les formes -purulentes pures et allergiques mixtes.
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quement et rapidement, c’est le meilleur élément qui permet le diagnostic différentiel entre la rhinite chronique et la rhinite hypertrophique.
La rhinoscopie postérieure complète ces examens. Elle montre les lésions surajoutées du catarrhe chronique naso-pharyngien ét par l’image choanale qu’elle donne renseigne utilement sur l’état du nez, l’état des queues de cornet permettant une appréciation juste du catarrhe et de. l’obstruction. Elles pourront être rouge violacé et lisses, ou blanchâtres * avec un aspect lobulé franboisiforme ; leur velume pourra être relativement minime et d’autres fois aller jusqu’à une obstruction quasi totale des choanes.
Dans les rhinites vaso-motrices, l’endoscopie nasale montre pendant l’accès une congestion acüve de la muqueuse particulièrement marquée au niveau des cornets inférieurs qui, parcourus par de petits vaisseaux flexueux, comblent plus ou moins la cavité et laissent sourdre un exsudat séreux. L'épreuve de la cocaïne adrénaline est nettement positive, amenant une rétraction intense. Enfin, l'exploration au stylet permet la découverte de zones d’hypersensibilité susceptibles de déclancher la crise. Les formes spasn:odiques montrent fréquemment une hypertrophie, une dégénérescence myxomateuse, une crête de cloison, ou autre lésion de la muqueuse.
Dans les formes hydrorrhéiques anciennes, la muqueuse sera au contraire pâle, imbibée et comme lavée, sans rétraction à la cocaïne. Souvent, on constatera une dégénérescence œdémateuse. de la pituitaire surtout sur le cornet moyen.