‹ Les Rhinites ChroniquesChapitre 7 sur 51 · LUE LE · texte numérisé non relu

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moyen d’une solution de nitrate d’argent au centième.

Cette même théorie étiologique se retrouve dans une autre thèse de Paris datant de 1881, où, il est vrai, l'importance conférée n’y est plus que secondaire et où la symptomatologie est beaucoup mieux précisée. Les médications n’ont encore guère varié avec l'irrigation des fosses nasales à l’eau salée, les insufflations sur la muqueuse de poudres médicamenteuses à base de sous-nitrate &e Bismuth, de cubèbe, d’alun, de borax, de tannin, de calomel, Ainsi :

Chlorhydrate de morphine. 0,10 cgr.

Poudre de gomme arabique da Je

Sous-nitrate de Bismuth es quantité à priser dans les vingt-quatre heures.

Dès 1890-95, la question paraît beaucoup plus sérieusement étudiée, notamment du point de vue thérapeutique, et les différentes revues commencent à publier un certain nombre d'articles de grand intérêt. La galvano-cautérisation règne en maîtresse sur toute cette partie de la rhinologie, mais pour beaucoup elle paraît déjà insuffisante, et différeñtes recherches sont faites dans d’autres sens. Ainsi, M. MAUREL prétend faire avorter le coryza par la simple application sur la muqueuse d’une solution d’iodoforme à cinq ou dix pour cent. Aux Etats-Unis, l’électrolyse mono puis bipolaire fait son apparition et semble bientôt l’un des meilleurs palliatifs qui

soient, éclipsant même pour beaucoup les cautéri-

sations galvaniques ou chimiques. Partout les insufflations nasales de poudres médicamenteuses sont à

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l'honneur et l’acide borique, le menthol, la cocaïne,

les astringents en forment surtout la composition. De,

même les irrigations au moyen de solutions antiseptiques, particulièrement l’ictyol au cent cinquantième.

En 1898, Morrernri en Italie (1), après HOLSTEIN en Allemagne, préconise l’usage de la glycérine sous forme de tampons appliqués au tontact de la muqueuse, vantant son action décongestionnante et les excellents résultats obtenus.

La chirurgie n’est cependant pas en reste et décortication et turbinotomie sont pratiquées par un certain nombre ; beaucoup d’ailleurs dès ce moment s’insurgent contre la brutalité d’un traitement aussi radical et non sans inconvénients. Les injections sclérosantes, application de la méthode sclérosante de LANNELONGUE, sont aussi pratiquées, le liquide injecté étant presque uniquement le chlorure de zinc.

Enfin, en 1899, paraît le premier d’une série d’articles publiés par LERMOYEZ dans Les Annales des Maladies de lOreille et du Larynx pendant une période de plusieurs années. Ce sont les conceptions qui y sont développées, ainsi que celles de quelques autres auteurs, que nous allons étudier dans le chapitre suivant.

(4) Nous verrons d’ailleurs que l’emploi de la glycérine fut repris plus tard sous forme d’injections sclérosantes.

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