‹ Les Rhinites ChroniquesChapitre 8 sur 51 · EXPOSITION DES CONCEPTIONS DE LERMOYEZ ET DE SES CONTEMPORAINS · texte numérisé non relu

EXPOSITION DES CONCEPTIONS DE LERMOYEZ ET DE SES CONTEMPORAINS

Qu’ést-ce que l’on entend à cette époque par rhinite chronique ? Les avis sont loin d’être identiques.

Pour certains, le coryza chronique est une inflammation chronique de la pituitaire amenant un enchifrènement marqué par :

— un écoulement muco-purulent plus ou moins abondant ; : |

— une obstruction plus ou moins notable.

La rhinite hypertrophique, dégénérescence pseudomyxomateuse de la pituitaire selon les uns, hyperplasie muqueuse avec prédominance au niveau des cornets inférieurs selon les autres, doit en être: soigneusement distinguée. Cependant, tout en admettant la même définition générale, GAREL n’admet la rhinite hypertrophique que comme une complication secondaire, au même titre d’ailleurs que la rhinite atrophique simple non ozénateuse.

Tous les-auteurs sont d'accord pour ranger dans un chapitre spécial les rhinites vaso-motrices. Toutefois,

PEUR (ete

ce chapitre même n’est pas envisagé sous le même angle par tous. Pour quelques-uns, coryza vasomoteur et rhume des foins sont un seul et unique syndrome, les deux affections variant uniquement dans leur étiologie. Au contraire, d’autres distinguent :

— Le coryza vasomoteur proprement dit, qui serait une hyperémie transitoire de la pituitaire avec hypersécrétion et enchifrènement ;

— L'’hydrorrhée nasale vraie, à bien distinguer de la crânio-hydrorrhée et de la sinuso-hydrorrhée, et représentée par un écoulement profus et persistant de liquide aqueux par les fosses nasales ; Re

— Enfin, le coryza spasmodique identifié avec la rhino-bronchite .hyperesthésique et le rhume des foins. À

Cependant, LERMOYEZ reconnaît le peu de solidité de cette définition des rhinites choniques simples et admet qu’ainsi conçues elles ne seraient probablement qu’un groupe d’attente, à limites vagues ; interraédiaire entre le coryza aigu et la rhinite hypertrophique (1), et pouvant être décrit comme une Eyperémie (RUAULT) ou comme un catarrhe.

Mais, telle qu’elle, c’est, selon lui, la plus commune des affections du nez.

(1) Il admet ainsi implicitement leur filiation avec les rhinites chroniques simples.

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