‹ Les Ribaud [microforme]Chapitre 15 sur 43 · PR 7 ER · texte numérisé non relu

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—Oui, se battre, tuer ses adversaires...

des fils... des pères... se battre.

Madeleine fixa un regard affreux &ans

le vide . Tuer des pères... se battre, sou-

pira-t-elle…

Pâle, hagarde, elle se leva subitement toute droite.

—S battre! reprit-elle... mais... les ‘ patriotes ”’.. mon Dieu ! mon père.

Elle poussa un cri sourd et retomba sur son siège, avec un sanglot convulsif à la gorge.

Derrière la porte, au fond, un homme à cheveux blancs guettait. Il s'approcha d'elle doucement et, doucement, fléchis-

sant ses vieilles jambes, il s’agenouilla à

son côté.

Madeleine ne paraissait plus appartenir

à ce mon’le,.

nir

— Mademoiselle, dit-il, tout bas, et il la toucha légèrement à l'épaule.

Elle ne bougea pas. I] reprit, plus haut :

— Vous pleurez, mademoiselle ?

Celle-ci releva son front baissé où se peignait une expression de pénible douleur.

— Tiens, c'est toi, François, et elle plaça sa tête sur l'épaule du vieux serviteur,

—Pourquoi pleurez-vous... Madeleine ?.… Est-ce que je puis l’apprendre ?

—Bon François, va... Non, tu ne peux pas l’apprendre... tu le sais.

—C'est vrai, je le sais. Je vous l'avais dit, aussi, d'entrer avec moi.

—C'est affreux, n'est-ce pas?... Il me semble que j'étouffe... Combien j'ai dû vous faire souffrir, papa et toi... Et moi qui l’avais si bien promis à notre Gabriel

de ne pas lui faire de peine... Est-ce que

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