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DEUX PATRIOTES (Suite)
—Pardon, monsieur Ribaud, vous vous trompez, c'est mon fusil que vous tenez là, dit François.
—Tu as raison... Prends-le,
Et le docteur en tira un autre de dessous le sièc: du cabriolet. Cette fois, c'était bien le sien ; un bon vieux mous-
quet français; — ancien système, il cost vrai, — mais au maniement duquel il était depuis longtemps habitué.
—Maintenant, traversons.
Un canot se trouvait justement sur la grève,amarré à une perche fichée en terre, Il n’y avait pas de rames.
François ne fut pas embarrassé pour si peu. —Des rames, on s’en fait, murmura-t-il, et de sa crosse de fusil comme d’un aviron il dirigea rapidement le canot vers Saint-Charles,
En débarquant, le docteur et lui entendirent comme l'écho d’une fusillade au loin et, étonnés, ils prêtèrent attentivement l'oreille.
—Serions-nous en retard, dit le dorteur ? Il me semble que les coups viennent du côté de Saint-Charles… Est-ce que la bataille est déjà commencée entre les
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