‹ Les Ribaud [microforme]Chapitre 27 sur 43 · CS A EP · texte numérisé non relu

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canons contre canons. Les roulements

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des tambours, les éclats des fusillades, le

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fracas de la mitraille, ont remplacé com-

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plètement les cris de guerre des sauvages.

C’est devenu Anglais contre Français, et les embuscades ont fait place à la stratégie. Ceux-ci veulent conserver, ceux là veulent conquérir.

Les forts, peuplés par les soldats français de Vaudreuil, de Bougainville, de Bourlamaque, résistent aux miliciens anglais de Webb, Mercer, Abercromby, Ambherst, qui ébauchent les premiers succès qui doivent leur gagner bientôt tout le pays.

Mais, auparavant, on lutte, on se bat, on s'acharne jusqu'au bout à la victoire qui s'éloigne toujours de plus en plus. Et quand le désastre final des Plaines d’Abraham eut tout perdu, ces mêmes vaillants lutteurs du Richelieu se raidissent encore contre le sort et se cramponnent quand

même à un espoir impossible.

Puis vient l'invasion américaine.

La haine du vaincu contre le vainqueur ‘se réveille. Si le traité de 1763 avait livré le sol, il n'avait pas livré la population.

Celle-ci acclame donc comme des sauveurs

les insurgés américains qui venaient, de leurs appels, ressusciter chez elle d'anciens rêves de gloire et de liberté. Aussi, les habitants de Chambly et des environs

sunirent-ils à eux pour s'emparer des

forts et chasser les soldats anglais. Mais

le même vent d'indépendance ne soufflait

pas pareillement par tout le pays, et les

Américains, repoussés de Québec, durent

évacuer les fortifications dont ils s'étaient

emparés.

Puis c'est la révolte de 1837, encore

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