‹ Les Ribaud [microforme]Chapitre 39 sur 43 · AE · texte numérisé non relu

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Comme c’est bon le soleil, hein ?... Tire les rideaux que je le voie, que je le regarde encore,

Et Madeleine, se soulevant du coude, aressa longuement de son regard pour en garder une éternelle vision les vagues vertes et flottantes du Richelieu, les grands arbres décharnés à la brise de cette fin de novembre, quelques fevilles mortes encore suspendues aux branches, des petits gamins, leurs sacs d’écolier aux dos, qui cueillaient là-bas des noix tardives, et plus à droite... elle chercha, pencha la tête pour mieux voir... les murs grisâtres du Fort,

Le Fort... oui, c’est lui surtout qu’elle désirait revoir, pour refaire dans son esprit, la faire revivre avec plus de vérité encore, une scène qu’elle évoquait tendre-

ment en elle-même.

re # Mais elle en ressentit un frisson si de glacé qui agita toute sa personne qu'elle se laissa retomber sur son lit en refoulant

le, une larme aux fond de ses yeux. Elle en resta longtemps rêveuse,

Les | Tout à coup :

les | —Tiens,.. mon gros journal, soupirast- L de : elle, en apercevant, encore sur son sccréles \ taire, son cahier abandonné à toutes les 168, indiscrétions... Mon Dieu ! Papa ne l’a ier | point vu, François ?

oix — Non, mademoiselle, personne.

ha, 1 —C'est bon, donne-le moi, que j'en reles lise quelques feuillets... Ça me fera peut-

% être du bien.

lle —Non, ça vous fera plutôt du mal, son Made «ine.

ité —Tu crois, François ?.. Qu'importe lre- É une souffrance de plus.

Et, de son doigt fin et amaigri, humide

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