‹ Les richesses minérales de l'AfriqueChapitre 22 sur 113 · LE CUIVRE EN AFRIQUE. — NIARI · texte numérisé non relu

LE CUIVRE EN AFRIQUE. — NIARI

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Des explorations attentives, faites entre la Loudima et Mindouli (sur

un affluent de la Loukoni), suivant une longueur totale de près de 100 kilomètres, en remontant les vallées de la Loemba, du Nkenké, de la Loutété, paraissent avoir démontré que la venue métallifère était uniquement intercalée dans les calcaires et disparaissait dans les grès superposés : ce qui prouverait l'âge hercynien de la formation métallifère, antérieure à ces grès du karoo.

Les conditions du gisement primitif et profond ne sont malheureusement pas connues, les travaux actuels n'ayant au maximum que 10 mètres de profondeur ; on a bien vu, entre les mains des noirs, de la chalcosine à peu près pure ; on a recueilli quelques blocs de cuivre gris et de galène avec veines oxydées ; mais chalcosine et cuivre gris ne sont eux-mêmes que des formes altérées superficielles et le type ordinaire des gisements présente une altération encore plus manifeste, dont je donnerai bientôt les types. Ne connaissant que le chapeau d'altération des gîtes, on en est réduit aux hypothèses pour le gîte profond, qui a bien des chances pour être un mélange, plus ou moins complexe, de galène, chalcopyrite, pyrite de fer et blende, contenant, suivant les points, une abondance plus ou moins grande de l'un ou l'autre des métaux : plomb, cuivre, fer et zinc et constituant probablement des filons avec phénomènes de substitution, localisés dans une zone plissée de calcaires, — à moins, ce qui est peu probable, que l'on n'ait affaire à des niveaux métallifères du genre des gisements silésiens,oudes grès à nodules cuprifères et plombifères permotriasiques, que l'on connaît maintenant dans de nombreux pays (Prusse rhénane, etc.).

Quoi qu'il en soit, la forme superficielle des gîtes, seule accessible actuellement, rappelle des formations similaires, que Ton exploite activement dans l'Oural (près de Medjnoroudiank) et dont nous avons eu autrefois un type intéressant en France, à Chessy.

L'altération des sulfures métalliques profonds au contact des eaux superficielles, chargés d'oxygène et d'acide carbonique et des calcaires, a transformé le sulfure de fer en limonite, celui de cuivre en malachite, dioptase (silicate de cuivre hydraté, négligé par les indigènes), oxyde, et, plus profondement, chalcosine ou cuivre gri», le zinc en silicate, parfois manganésifère (calamine ou willémite) et laissé la galène, comme d'habitude, à peu près intacte, sauf un commencement d'altération en cérusite et wulfénite, en même temps que l'attaque des calcaires donnait des argiles rouges, mêlées de veinules siliceuses, où sont empâtés, plus ou moins irrégulièrement, les minerais précédents.

Un plan et une coupe du gîte de Mindouli, donnés par ^L Barrât (fig. 31), montrent son aspect, qui, du pied, est celui d'un cirque de collines, dans lequel se dessine, à environ 80 mètres du fond, au-dessus d'une pente d'argile rouge, une ligne noire, formée par une couche en

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