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CHAPITRE PREMIER

A. ~ Généralités, Production industrielle .

B. — Étude des diverses régions :

1« Zone des plissements de l'Atlas : Maroc, Algérie, Tunisie.

2° Sénégal. Soudan et Guinée française,

3» Les mines d'Or Ouest-africaines. — District de Takwa et pays des

Ashantis. — Côte d'Or anglaise. — Côte d'Ivoire française. 4^ Cameroun, Congo, Angola, Afrique occidentale allemande. 5' Mines d'or du Transvaal. — Witwatersrand et districts de Klerksdorp

et Heidelberg. — Districts de Barberton ou de Kaap, de Lydenburg.

du Murchison Range, etc.

6« Rhodesia : Matabéléland, Mashonaland, Manicaland. 7« Colonie portugaise du Mozambique.

8» Est-africain allemand.

9» Abyssinie.

10» Egypte.

L'or est la substance minérale, sur laquelle on compte généralement le plus pour la mise en valeur de l'Afrique. On peut, en effet, espérer que, dans les parties encore vierges de cet immense pays neuf, quelques zones de grande richesse se rencontreront, comme il s'en est déjà présenté dans les régions, où les Européens ont pénétré depuis un temps un peu plus long. L'existence de très nombreuses exploitations indigènes paraît une confirmation logique de cette idée. A cet égard, il convient cependant de prendre garde et d'éviter une illusion naturelle , très enracinée dans le public, et qu'une certaine catégorie de financiers a grand soin d'entretenir. On s'imagine, en effet, généralement que, lorsqu'il existe ou a existé sur un gisement des travaux indigènes produisant de l'or, une industrie européenne, organisée avec des engins perfectionnés, doit nécessairement donner des résultats beaucoup plus fructueux. Cela est vrai assurément pour les gisements de grande extension et continus en profondeur, tels que les filons, ou les couches de conglomérats transvaaliens, qui leur sont assimilables. Cela a, au contraire, toutes les chances pour être inexact dans les alluvions de rivière, les poches de décomposition superficielle, les placers, lorsque

ceux-ci ne se prêtent pas à Torganisation de quelque méthode de traitement spéciale, comme le procédé hydraulique californien. Des nègres.

Fig. 2. — Carte des régions métallifères et spécialement des régions aurifères de l'Afrique (Les districts aurifères ont été figurés par des hachures).

Échelle au 1 : 66 600 000*.

travaillant à leurs heures et suivant leur fantaisie, peuvent, en effet, très bien trouver à gagner leur vie sur un placer pauvre, satisfaits d'être

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libres, soutenus en outre par Tespoir qu ils conservent obstinément de tirer un jour, pour eux-mêmes, quelque gros lot à cette loterie des pépites, tandis qu'un entrepreneur européen, les enrôlant pour une tâche régulière, aura des frais beaucoup plus considérables et supérieurs à ses recettes. Ajoutons que ces anciens -travaux indigènes, continués parfois pendant des siècles, ont souvent épuisé déjà ce qu'il pouvait y avoir de riche dans ces gisements superficiels. La conséquence,, c'est que l'introduction des Européens dans le pays, au lieu d'amener un développement des travaux, en détermine parfois Tarret, les indigènes se détournant vers d'autres besognes plus lucratives et abandonnant les mines. L'exemple de Madagascar, entre bien d'autres, a montré la valeur de ces illusions, qui préparent et parfois provoquent les conquêtes.

Les régions, qui, pratiquement, fournissent, jusqu'ici, de l'or en Afrique, sont beaucoup moins nombreuses que ne le ferait supposer d'abord la longue liste des points où a été rencontré le précieux métal. (Voir la carte p. 23, fig. 2).

Ces régions productrices sont, avant tout, le Transvaal, et, dans le Transvaal, ce petit coin privilégié du Witwatersrand, autour de Johannesburg ; puis, très accessoirement, les autres districts du môme pays, tels que ceux de Barberton, Lydenburg, Murchison Range. Le Transvaal produisait, à lui seul, avant la dernière guerre contre l'Angleterre, environ 119000 kilogrammes d'or, contre une production estimée 2 à 3000 kilogrammes dans tout le reste de l'Afrique.

A la région aurifère du Transvaal se rattache assez directement celle de la Rhodésia (Matabele, Mashona,Manica), et de la colonie portugaise du Mozambique.

En continuant vers le Nord, on trouve la région abyssinienne, (Nedjo, Fasokl), dontla production, encore faible (626 kil. en 1898j, offre quelque espoir d'augmentation dans l'avenir et, près de la Mer Rouge, les mines de l'antique Egypte (Bischarin), trop récemment reprises pour qu'on puisse encore juger de leur valeur réelle. L'autre grande tache aurifère en Afrique est celle qui comprend la Côte d'Or anglaise, le Dahomey, notre Côte d'Ivoire française et le Soudan, (royaume de Samory, Fouta Djalon, etc..) Là, également, on en est encore plutôt aux espoirs qu'aux réalisations.

Enfin, Madagascar peut passer, minéralogiquement, pour un pays un peu partout aurifère, bien qu'on n'y ait pas encore trouvé de gisements susceptibles d'une fructueuse exploitation industrielle.

La production d'or en Afrique est estimée, dans ces dernières années, par la Minerai Industry de Rothwell, aux chiffres suivants (le dollar étant compté à S francs, comme le fait la statistique américaine pour la production française) :

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