‹ Les richesses minérales de l'AfriqueChapitre 88 sur 113 · TZ · texte numérisé non relu

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mence, actuellement, des explorations sur certains d'entre eux, qui se composent de chapeaux de fer puissants, dans les schistes anciens, avec pyrite de cuivre disséminée (Zaccar-R'harbi, etc.). Citons seulement, à 2 kîl., O., de la ville,les veines pyriteuses et galénifferes, avec chapeaux d'hématite plus ou moins ocreuse, d'Oued Behan, au contact des marnes du gault et d'une roche éruptîve blanche. Plus loin, c*est Zaccar-R harbi (1300 m. E.-N.-E. de Miliana), où l'on connaîtdes veinules de galène avec carbonate de plomb et des amas importants d'hématite, substitués au calcaire liasique. Ce gîte adonné lieu à d'anciens travaux arabes ; on en a extrait autrefois jusqu'à 50.000 tonnes de minerai de fer en un an ; le travail est, depuis longtemps, arrêté, maïs on songe, comme je l'ai dit précédemment, à le reprendre.

Bornons-nous à noter encore les veinules de cuivre pyriteux, plus ou moins oxydé et carbonate, avec sidérose et hématite, parfois aussi avec galène, d'i4zw-Jirerma (4kil., 0. iS^'N. de Miliana) à' Aîn-Solian^kW, S. aS'^E. de Miliana), d'Oued Adelia (7,5 kil., E. b^S. de Miliana), d'^Tammam-Rhira {i6 kil.,E. 34'»N. de Miliana) : veinules encaissées dans des terrains variables, crétacés ou miocènes (Gault, Burdigalicn, HelvéUen). On a fait là des explorations vers 1886.

Puis, après une lacune d'une trentaine de kilomètres, les mines de cuivre, un moment fameuses, de Mouzaîa^ (10 kil., N.-N.-O. de Médea) commencent une nouvelle zone minéralisée, qui, au rud de la Mitidja, se continue vers Bh'da, Soumah et Rovigo.

Près de Mouzaïa-les mines, sur le versant Sud du djebel Mouzaîa, constitué par l'ensemble schisteux ancien connu sous le nom de schistes de la Chiiïa, il existe, soit dans ces schistes, soit surtout dans les calcaires et marnes du crétacé inférieur, de nombreux filons irréguliers de cuivre gris argentifère, avec sidérose etbarytine, accompagnés, à la surface, par des dépôts d hématite et passant, en profondeur, à des chalcopyrites. Ces mines, découvertes vers 1844, furent Tobjet, vers 1853, d'une exploitation et surtout d'une spéculation très actives. On prétendait alors y avoir trouvé jusqu'à 4 et 5 kilogrammes d'argent à la tonne. Abandonnées depuis 1876, elles ont donné lieu, dans ces dernières années, à une de ces tentatives de reprise, qu'on voit s'attaquer périodiquement à certains gîtes, sans que les insuccès antérieurs, ajoutés les uns aux autres, découragent les explorateurs nouveaux.

« Ces gîtes, signalés d'abord par Rozet lors de la première expédition des Français au sud de l'Atlas, ont été décrits et figurés par Burat, dans sa Géologie appliquée. — Voir Cartes géologiques au 1 : 50.000 de Blida et de Médéa par FicHBum. ■^EBELUEN.AncUyse du cuivre de Mouzaîa (Ànn. mines, 4* série, t. XI, p. 47) ;Plagb- LOT. Sur la forme du cuivre gris de Mouza:ia (Ann. mines, 5* série, t. IH, p. 652.) Lieutenant-Colonel Hbnnebbrt. La Renaissance des Mouzaîa (Nature, 1896, t. I, 28^. Une ligne de chemin de fer, reliant Blida à Médéa, passe maintenant à Mouzaîa.

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