ANGOLA ET OUEST-AFRICAIN ALLEMAND
gique, cette zone équatoriale paraît faire contraste, par sa pauvreté en or, avec les belles zones aurifères, qui se trouvent : Tune entre le 5* et le 10* degré de latitude Nord (Soudan, Côte d'Or, Nubie, Abyssinie) ; Tautre entre le 15' et le 25' degré Sud (Rhodésia, Angola, Mozambique, Transvaal et Madagascar) ^ Ici, les métaux à signaler sont, avant tout, le cuivre et le fer, très accessoirement, des traces d'étain.
Cuivre et fer se trouvent là dans des conditions, qui rappellent souvent les gîtes scandinaviens, avec cette différence toutefois que certaines de leurs veines se présentent, comme au Niari, en intercalations au milieu de calcaires : d'où résulte nécessairement, au moins à la surface, un faciès d'oxj^dation spécial.
Au Niari, dans le Congo français, les gisements qui affleurent, sont des carbonates et silicates au milieu de calcaires magnésiens d'âge peutêtre dévonien. On a cru remarquer que les filons s'arrêtaient partout sous les grès du Kargo et devaient être, par conséquent, supposés antérieurs au permien. En profondeur, il doit y avoir des gîtes sulfurés complexes, où la chalcopyrite et la pyrite de fer sont associées avec de la galène, de la blende et du manganèse '.
Au Katanga^, Ton retrouve, à la surface, des carbonates et silicates de cuivre, qui ont fait l'objet des anciennes exploitations indigènes ; mais, ici, les gisements, encaissés dans des schistes siliceux ou talcschistes, ont été transformés bien moins profondément que dans les calcaires du Niari et Ton voit très bien qu'il s'agit de filons-couches éparpillés en veinules dans des schistes, comme on en connaît tant d'exemples en Norvège. Avec ce cuivre se présente un peu de plomb.
Dans la même région, M. Cornet a décrit divers gros amas de magnétite et d'oligiste, des montagnes de fer, qui peuvent, de leur côté, être comparées à celles de la Laponie suédoise.
Enfin, la seule richesse minérale réellement utilisée dans leKatanga est formée par de belles sources salines.
ANGOLA ET OUEST-AFRICAIN ALLEMAND (Or, cuivre, plomb, fer, bitume,)*
Dans la colonie portugaise d'Angola, où les richesses sont fort peu mises en valeur, j'ai eu à signaler un peu d'or au-jBto Lombigo, vers /rt«»7to, dans les sables de l'O/^acAeïanda'. J'ai^meiitlonné également des
1 J'ai noté pourtant (page 40) des traces d'or dans les monts de Cristal.
* Voir plus haut, page 124.
■ Voir plus haut, page 127.
* Voir, plus haut, pages 40, 131 et 132, 152, 166, 278. » Page 41.
Richesses mlnénles de rAfri<iae. 23
xlislricts cuprifères près de Bembé à Dondo, dans la région du Localla, à Iluilia S et un peu de fer à peu près dans les mêmes districts ' ; enfin, dans la région qui touche au Congo, je rappelle les produits bitumineux de Mussera et de Dandé '.
Pour la région allemande, située plus au Sud, le peu que Ton sait a été résumé dans un mémoire d'ensemble de M. Stromer von Reichenbach^. Les conclusions de cette étude, en ce qui concerne les richesses métallifères reconnues, sont, généralement, plutôt négatives.
Dans VOtiest-AfiHcain allemand (Damaral^nd etGross Namaqualand), on a signalé du fer dans les gneiss et schistes cristallins, notamment de la magnétite et de l'oligiste près Angra-Requefla; mais le métal, qui offre les gisements de beaucoup' les plus intéressants, est le cuivre, sous forme de fiions quartzeux ou d'amas dans les mômes terrains cristallins ; on a surtout insisté sur Texistence des districts cuprifères dOlavi, de Tsoumeh et de Windhœk ', dont j'ai p^rlé précédemment el où la pyrite de fer cuivreuse paraît constituer des amas. Dans cette dernière région, il a été également signalé un peu d'or*. De la galène se trouve à Angra Pequefla, ou associée avec le cuivre d'Otavi et de Windhœk. On rencontre quelques amas de graphite à Garubeby sur la rivière K&n.