DOMINATION FRANÇAISE
Mais, à la suite du traité de Presbourg, 20 décembre 1805, les aigles napoléoniennes succèdent aux armées allemandes. Tout le territoire dalmate, y compris celui de la République de Raguse, jusque-là respectée dans son indépendance, devient la propriété de la France, en dépit du soulèvement des Monténégrins et des flottes ennemies de la Russie et de l'Angleterre. Marmont, duc de Raguse, emploie son activité et sa sagesse à créer des routes, à élever des forts, à fonder des écoles, à préparer enfin une ère de prospérité et de civilisation
L'IUyrie se réveille aux accents de la lyre, et Vodnik, son chantre inspiré, l'invite à s'allier aux Grecs, sous la direction de la France, pour chasser de l'Europe l'usurpateur infidèle. Mais, ce beau rêve s'évanouit, comme un éclair fugitif, au milieu des chocs de l'acier et du bronze qui secouent l'Europe.
Le 13 juillet 1815, le congrès de Vienne rend à l'Autriche l'Istrie et la Dalmatie. Elles sont aujourd'hui très attachées à la dynastie des Habsbourg, malgré l'antipathie des Jungo-Slaves pour les Magyars.
Les désordres survenus à Agram, en 1845, au moment où la diète de Pesth déclare que Tidiome hongrois remplacara le croate dans les actes officiels, sont un des symptômes de leurs tendances. L'accord ne sera jamais parfait tant (|ue
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les Croates, les Dalmates, les Serbes et les Monténégrins n'auront pas fondé cette unité nationale, qui est au fond de toutes leurs aspirations et de toutes leurs espérances! Sera-t-plle réalisée jamais? C'est le secrot do Dieu.
Je dois un acte de reconnaissance à ceux qui m'ont fourni des documents pour ce livre. En premier lieu, je remercie M. Armand Rainaud, agrégé de l'Université. Il a mis à mon service les vastes trésors de son érudition. Il m'a ouvert, sur plusieurs points, les sources de l'histoire, en me désignant les ouvrages à consulter. Il a même poussé la complaisance jusqu'à me livrer des indications manuscrites, que les limites de mon travail ne me permettent pas d'utiliser complètement.
Je dois nommer aussi Mi?' de Maupas, archevêque de Zara et le P. Seraphinus Ivasovic. Dans mes doutes, ce dernier n'a pas ménagé sa peine, pour m'éclairer par ses lettres rédigées en latin. Enfin, M™» Luigi Maschek, née comtesse Borelli, a bien voulu me donner les épreuves du Répertoire géographique, statistique, que son mari allait publier, quand la mort est venue.
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