‹ Les Rives illyriennesChapitre 36 sur 41 · ACTE !«'■. — Scène l · texte numérisé non relu

ACTE !«'■. — Scène l

Stanko et Georges, frères.

Stanko.

Faux sont les serments et fausses les mesures de nos frères de l'Eglise occidentale.

Rome, leur foi, est un abîme, un gouffre où est tombée notre fraternité !

Georges.

(;a dépend ; je ne suis pas de cet avis. Qui pense comme cela doit se cacher !

Puisse-t-elle disparaître cette pensée impie ! Dubrovnik (Raguse) aime la Zêta comme une sœur, et la Zéla reconnaît en lui un frère.

Il aime également le Croate.

Est-ce que Torthodoxie et la foi latine

seraient le tombeau de notre fraternité ?

Pourquoi les Russes nous seraient-ils plus proches,

ou les Bulgares tant soit peu plus chers ?

Les prêtres noirs des deux côtés

peuvent-ils me défendre

d'aimer autant que ceux-ci

les Croates nos frères, ces vaillants faucons !

Ne fais pas de la religion une source de honte !

Ne cesse pas de tenir ton frère par la main !

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