‹ Les roches et leur éléments minéralogiques, descriptions--analyses microscopiques--structures--gisementsChapitre 144 sur 197 · PL. VII · texte numérisé non relu

PL. VII

Fig. 295. — porphyre pétrosilicecx de gargalong (yarJ. (Page 52 4)

Même gisement que le porphyre de Gratadis (fig. 294.)

(53) Sphérolites à croix noire.

(57) Magma perlitique en partie amorphe.

(PL XV, fig. 2. Atlas de MM. FOI QUE et MICHEL LÉVY.)

ROCHES MASSIVES

prement dits. Masses divisées en prismes hexagonaux, en parallélipipèdes droits ou obliques. Porphyres schisteux. Le quartz s y rassemble en veines, en lames parallèles, planes quelquefois, très rapprochées ( papierporphyr ) ou ondulées [eurite ligni forme de Rupt, Vosges). Parfois l’apparence schisteuse provient des nuances différentes dont la roche se colore suivant des bandes parallèles, porphyre poreux ou celluleux , avec cavités amygdalaires . Porphyres oolithiques, sphérolitiques , en boules de la grosseur d’une noix ou de la tête, dont l’intérieur est rempli d’agate et d’autres matières cristallisées. A cette variété se rattache le porphyre pyroméride { P. orbiculaire, P. Napoléon), de Corse, qui consiste en une pâte euritique enveloppant des globules à texture radiée et concentrique, où l’on discerne plus ou moins nettement l’orthose et le quartz, avec globules d’agate interposés. Le quartz est assez riche en inclusions vitreuses.

Les dykes de porphyre abondent dans le carbonifère. Leurs épanchements, nombreux encore dan^ le permien, sont devenus de plus en plus rares dans les terrains supérieurs. Les porphyres les plus anciens, jusqu’au terrain permien, sont en général des microgranulites et des micropegmatites. Ils sont pauvres en pâte amorphe et contiennent de la chlorite, parfois du talc, souvent de l’amphibole.

Derrière eux ont fait éruption les porphyres chloritiques, à amphibole transformée en serpentine, où l’on observe des cristaux de quartz bipyramidé et des sphérolithes à croix noire entre des niçois croisés ; ces sphérolites apparaissent au microscope comme formés de quartz et de feldspath.

Les porphyres permiens, composés d’orthose et de quartz, et accessoirement de cordiérite, transformée généralement en pinite, montrent au microscope une pâte amorphe, à structure sensiblement fluidale et contenant des globules gommeux.

Dans les porphyres triasiques, on voit au microscope des gros globules vitreux, un magma en partie vitreux, en partie cristallin et des sphérolithes à croix noire entre des niçois croisés. Quelque-

DESCRIPTION DES ROCHES

fois, au contact de la roche encaissante, le porphyre prend une structure schisteuse.

Porphyres bréchiformes [Porphyrbreccie, ail., brèches porphyriques).— Dans certains cas, 1 a masse du porphyre s’étant hrisée pendant son soulèvement, les fragments ordinairement anguleux ont été ressoudés par une pâte euritique, plus ou moins abondante, d’un rouge brun ou bleuâtre, verdâtre, etc. Les roches de cette nature recouvrent les porphyres proprement dits et alternent quelquefois avec eux. Au contact des porphyres et des roches encaissantes, elles proviennent du frottement des uns contre les autres, et sont formées parle mélange des débris anguleux de la roche éruptive et de ses salbandes.

Mitnophyres. — Schistes argileux où ont pénétré des éléments de porphyres, feldspath, etc., dont les cristaux donnent à la roche un faciès porphyroïde.

Tuf porphyïique. — Roche terreuse, de couleurs très variées, quelquefois bigarrées, à grains très fins, constituée par l’envasement de matériaux porphyriques, en partie décomposés, qui ont du être amenés au jour avec les porphyres eux-mèmes. On y observe souvent des cristaux de feldspath, de mica, des grains de quartz ; dans leur voisinage, on observe des cendres, des lapillis porphyriques, quelquefois non remaniés par les eaux.

* Les microgranites et porphyres quartzifères donnent lieu à des

sortes d’auréoles de brèches et de conglomérats.

Quelquefois les masses porphyriques, comme il a été dit plus haut, présentent sur leurs bords des bandes bréchoïdes, formées de morceaux de porphyre brisés, ressoudés par du porphyre encore pâteux. On les appelle en général brèches de froissement.

Argilophyres. — Ce sont des tufs argileux, bruns, verts, qui établissent le passage entre les porphyres et les schistes argileux.

ROCHES MASSIVES

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