EN LUMIÈRE PARALLÈLE
Soit (fig. ' 1 38) la représentation schématique d’un microscope composé, muni de deux niçois.
Pl. IL (Page 142)
MICROSCOPES
L et L'objectif et oculaire ; P polariseur ; MM' miroir incliné de façon à envoyer au polariseur P des rayons parallèles à l’axe optique de l’instrument. pb l’objet reçoit des rayons normaux à ses faces et parallèles entre eux.
L’objectif L donne en p' une image léelle et renversée de p.
L’oculaire porte cette image en p". L’œil reçoit les rayons qui divergent de p ", dans la région appelée anneau oculaire. Chacun des rayons sortis du polariseur va rencontrer l’objet et sort dédoublé en deux rayons qu’on peut regarder comme superposés et qui, traversant l’analyseur, s’y dédoublent à leur tour chacun en deux rayons, dont l’analyseur éteint celui qui vibre perpendiculairement à sa section, en sorte qu’il n’arrive à l’œil, au sortir de l’analyseur, que deux rayons vibrant dans cette section principale et capables d’interférer.
Quand on place l’analyseur entre l’œil et le microscope, il faut disposer l’oculaire de façon à ce que l’anneau oculaire soit reporté au delà de l’analyseur (fig. 139). Souvent on met le nicol dans le corps de l’instrument; cette disposition est plus commode, bien qu’elle enlève un peu de champ. Au foyer de l’oculaire est fixée une croisée de fils, et la platine est un cercle divisé, qui peut tourner sur lui- même devant un vernier.
Dans les grands modèles de microscopes construits par M.Nachet, le polariseur est placé par construction de façon que sa section
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principale se trouve dans le plan d’incidence des rayons. L’analyseur A est dans le tube, mais on peut l’en retirer en le faisant basculer autour d’un axe perpendiculaire à l’axe optique (fig. 139). On soulève l’analyseur pour avoir de lalumière. On fait tourner sur ellemême la platine ou porte-objet, qui est, comme nous l’avons dit, un cercle divisé, jusqu’à ce que la direction o — i8o° soit en regard du zéro du vernier fixe. Il est bon de tracer sur la platine cette direction diamétrale o — 1800. On applique parallèlement à cette direction le long côté d’une aiguille fine de mésotype, qui doit s’éteindre parallèlement à sa longueur entre deux niçois croisés. Alors on abaisse l’analyseur, et, si l’extinction a lieu complètement, on est certain que F. )3g le polariseur et l’analyseur sont
bien rectangulaires entre eux.
Si l’extinclion n’a pas lieu, on tourne un peu sur lui-même au-dessous du porte-objet le polariseur jusqu’à ce qu’on l’obtienne.
Dans d’autres microscopes, où l’analyseur est resté mobile et le polariseur fixe, c’est l’analyseur qu’on tourne sur lui-même "pour obtenir l’extinction.
(On peut substituer, sur le porle-objet, aux aiguilles fines de mé- Sotype, des lames de gypse présentant deux cristaux groupés parallèlement à h1, tels que les cristaux de Bex. Les deux cristaux, parallèles chacun au plan de symétrie, se colorent de la même teinte, lorsque la ligne de jonction des deux subdivisions du groupe est parallèle à une section des deux niçois croisés.)
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On soulève alors l’analyseur pour redonner de la lumière; on dispose un des fils de l’oculaire parallèlement à l’aiguille de méso-
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type ou à la ligne de jonction des cristaux de gypse maclés. C’est maintenant ce fil qui servira de ligne de repère. On place sur le porte-objet la lame soumise à l’étude. Le problème qu’on se propose est de déterminer l’angle d’une ligne d’extinction (puisque les deux lignes d’extinction qu’on peut observer dans une lame sont rectangulaires entre elles) et d’une direction connue sur la lame. On place la lame sur le porte-objet de façon à ce que cette direction connue soit parallèle à celui des fils du foyer de l’oculaire qu’on a choisi comme ligne de repère. On peut, d’ailleurs, tourner la platine sur elle-même jusqu’à ce qu’on obtienne le parallélisme du fil en question et de la direction connue de la lame.
On note la division du cercle correspondant au zéro du vernier; on fait tourner de nouveau la platine sur elle-même jusqu’à l’extinction la plus complète possible de la lumière qui traverse la lame cristalline étudiée. On note la nouvelle division de la platine qui correspond au zéro du vernier; la différence des deux angles ainsi notés fait connaître l’angle qu’on cherche.
Souvent sur la platine P du microscope est adaptée une pièce DV qui devient le vrai porte-objet, qui permet de donner aux lames cristallines deux mouvements rectangulaires et d’amener sur l’axe optique de l’instrument le point de la lame qu’on veut considérer.
Dans le nouveau modèle construit par M. Nachet, la potence intermédiaire située près du bras fixe de l’instrument, tournée à la main, entraîne ensemble l’objectif et le porte-objet, en sorte qu’un point de l’objet soumis à l’observation étant placée vis-àvis de la croisée de fils ne se déplace pas pendant la rotation. A' représente l’analyseur qu’on peut abaisser dans le champ de l’instrument, ou en retirer à volonté.
En E s’élève le bras fixé à la partie immobile et portant à son extrémité supérieure un anneau dans lequel glisse un tube cylindrique qui renferme en bas le nico) analyseur A et en haut l’oculaire et sa croisée de fils. En B un anneau incomplet permet de glisser les divers objectifs.
MICRO S CO PE S