‹ Les roches et leurs éléments minéralogiques; descriptions-analyses microsocopiques-structures-gisementsChapitre 38 sur 199 · DES LIGNES D'EXTINCTION · texte numérisé non relu

DES LIGNES D'EXTINCTION

i° A' es d'élasticité. — Nous n'avons qu'à répéter ce quia été dit plus haut; taillons dans un cristal de l'un des Irois systèmes orlhorhombique, monoclinique ou asymétrique, une plaque à faces parallèles à oX, oZ(fig. 110), deux de ses axes d'élasticité, par exemple à l'une des sections principales ou plans de symétrie d'un cristal orthorhombique, et faisons tomber sur cette plaque un faisceau normal Q de rayons polarisés par une tourmaline parallèle, Fis- 109d'où ils sortent vibrant suivant une direction quelconque oM du plan ZoX.

Si nous recevons le faisceau qui a traversé la plaque sur une seconde tourmaline (analyseur) ayant ses faces parallèles et son axe perpendiculaire à oM que nous supposons dans la direction de Taxe de la première, nous voyons l'obscurité dissipée au point de croisement des deux tourmalines; mais, si nous faisons tourner la plaque sur elle-même, l'obscurité se rétablit, lorsque l'un des axes d'élasticité devient parallèle ou perpendiculaire à l'une des tourmalines.

Lorsque l'obscurité se dissipe, la vibration oM se décompose en deux, parallèles chacune à l'un des axes oX, oZ, en sorte que, si

la tourmaline analyseur éteint la composante qui lui est perpendiculaire, elle laisse passer celle qui lui est parallèle ; mais, lorsque la vibration oM devient parallèle à l'un des axes, elle ne peut plus se décomposer; l'obscurité persiste.

Lignes d'extinction. — Interposons entre un analyseur et un polariseur croisés une plaque mince à faces parallèles à une direction quelconque, l'obscurité est en général dissipée; mais, lorsqu'on tourne la plaque sur elle-même, on voit la lumière éteinte pour

quatre positions rectangulaires pendant une rotation de 36o°. Soit en effet aba'b' (fîg. ni) une section elliptique centrale, et ai, a'b' les axes de cette section. Soit un rayon polarisé ayant aba'b' pour plan d'onde et vibrant suivant oa'. Le déplacement donnera lieu à une réaction, qui aura une direction différente de oa'y mais qui restera dans le plan mené par oa! et par la normale à la section, car le plan Voa! est un plan de symétrie pour l'ellipsoïde. Or, une vibration contenue dans ce plan y fournit deux composantes, parallèles, l'une à oa\ l'autre à oP. Celle-ci est négligeable optiquement ; donc, oa' se comporte comme un axe d'élasticité ; si la vibration oM n'est pas contenu dans le plan aoP (ou dans le pla n 6oP), elle donne une composante perpendiculaire à ce plan et une contenue dans le plan; la lumière reparaît ; mais la rotation de la plaque ramène un des axes aa\ bb' en face d'une des sections principales de l'analyseur ou du polariseur, et l'obscurité est rétablie.

Quant au rayon de lumière, c'est la ligne oT joignant les points de contact successifs des plans d'onde parallèles et des ellipsoïdes semblables, route éclairée, c'est-à-dire suivie par l'activité lumineuse.

Fig. no.

Page 1