CRÉATION DES GRANDES ARÈNES NATIONALES
Les exercices de force, la lutte et la boxe eurent ensuite un temple et Charlemont père nous a fourni de précieux documents sur les Grandes Arènes nationales. Nous en extrayons les détails qui vont suivre :
« En 1852, le directeur de l'Hippodrome de Paris fit construire rue de Lyon, près de la place de la Bastille, une sorte de succursale qu'il appela « les Grandes Arènes nationales ». Cette immense arène populaire ne donnait que deux représentations par semaine, le dimanche et le lundi. En dehors des exercices du cirque, on y pratiquait les exercices de force, la boxe française et la lutte à main plate. Les champions de la boxe étaient : Vigneron, Rambaud, dit la Résistance, et Blanc ; ceux de la lutte : Antoine Dornier et le fameux Arpin, le Terrible Savoyard.
Ce brave Arpin était vraiment d'une force prodigieuse. Il traînait un char de grains de 1.300 kilos, puis, calant les quatre roues de ce char avec des coins en fer, il se plaçait au-dessous, le soulevait et le faisait passer par-dessus les cales.