SALI
[ali était un bon athlète qui, vers 1890, était dans toute sa gloire. Il arracha une barre qui pouvait peser environ 70 kilos. Sali avait im 73 de hauteur, 42 centimètres de bras et 43 centimètres de mollets.
Sali s'est exhibé à l'arène Ganzoin; il était accompagné de deux femmes qui montaient en parade pour faire quelques danses et poses plastiques et qui ensuite quêtaient dans l'intérieur de la loge lorsque Sali avait fini de travailler.
Henri PÉCHON
Henri Pêchon, né en Belgique en 1850, fut un athlète hors ligne pour l'époque ; vers 1880, il brillait au firmament de l'athlétisme en enlevant 150 livres à la volée.
Sali
Henri Péchon
En deux temps d'une main, il fut longtemps le recordman de Paris par 184 livres qu'il épaulait en faisant porter sur sa cuisse l'une des boules de l'haltère qu'il posait debout sur le sol. Grand, bien fait, c'était un bel athlète ; comme beaucoup de ses semblables il ne sut pas utiliser la force que la nature lui avait donnée, et les excès de toutes sortes vinrent affaiblir cette vigoureuse constitution. Nous le retrouvons plus tard dans une situation précaire. Très engraissé, il pesait 115 kilos, et voyageait en luttant par-ci par-là. En Turquie, il eut l'épaule démise, ce fut la fin. La force du colosse était diminuée de moitié.
Le moulage de son bras en pleine forme figure dans ma collection : 42 centimètres de bras, 35,5 d'avant-bras. Péchon mesurait im8o de hauteur, imi9 de poitrine et pesait 103 kilos.
GANZOIN
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Ganzoin était un homme de haute taille, im 80 environ, carré des épaules, le front bas, le poil noir, un vrai type de lutteur.
Il venait chaque année à la foire de Lille et nous allions en bande visiter
quelquefois de bonnes remarquait chez lui le meilleur de la bande, mesurait 42 centimètres 118 de poitrine, 42 de teint de hernies et alcood'aliénés d'Armentières décédé.
aussi à Lille un jeune doué de bras extraordin'en vis à cet âge-là. Je nom de ce jeune phétaille, mesurait au moins ceps.
avait monté son arène les soirs nous allions asforce de ses athlètes, rement à ses hommes un triomphe dans les préférait être le héros son haltère qu'il appelait là » . La poignée en était ficelle qui rendait la encore et par conseiller, ce qui justifiait le donné.
son arène foraine. Il eut troupes avec lui et l'on Roussel dit Blondblond, un hercule blond qui de bras, 35 d'avant-bras, mollet. Blondblond, at lique, fut interné à l'asile (Nord), où il doit être
Ganzoin produisit garçon de dix-sept ans naires comme jamais je n'ai jamais pu savoir le nomène qui, de petite 40 centimètres de bi
Un jour Ganzoin place Sébastopol, et tous sister aux exercices de
Ganzoin laissait ra l'occasion de remporter exercices de force ; il de la soirée en dévissant « Mademoiselle Restegrosse et entourée d'une barre plus volumineuse quent très difficile à manom qu'il lui avait
Ganzoin
Un soir, Ganzoin venait de se couvrir de gloire en coiffant un poids de 20 kilos avec une main et en dévissant son fameux haltère. La séance terminée, quelques amis et moi résolûmes de soupeser l'haltère pour notas rendre compte de son poids et être fixés sur la valeur athlétique de Ganzoin.
J'étais en train de l'évaluer à 50 ou 55 kilos, lorsque Ganzoin survenant me dit
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que ce jouet n'était pas pour les enfants. Piqué au jeu, je lui pariai de le dévisser comme il l'avait fait, c'est-à-dire en le portant à deux mains à l'épaule et le faisant monter en l'air d'une seule main à partir de l'épaule. Il accepta le pari, mais pour le lendemain soir, car il voulait encore faire une séance le soir même, et le temps était précieux pour lui. Nous nous rendîmes à cette raison, excellente d'ailleurs, car les bons moments des forains sont assez espacés pour que nous ne les empêchions pas de travailler.
Le lendemain soir, nous fûmes exacts au rendez-vous et notre troupe fut grossie d'une dizaine d'étudiants qui avaient obtenu l'autorisation de rester dans la baraque après la dernière séance pour être témoins du fameux match. Je remarquai avec étonnement que Ganzoin n'enleva pas son gros haltère à cette séance et qu'il se contenta de faire quelques bras tendus avec les poids de 20 kilos.
Le gros du public parti, nous voilà tous réunis, et Ganzoin, m'adressant la parole, me dit : « Allez, jeune homme, vous pouvez prendre quelques instants de plaisir avec Mademoiselle Reste-là, je vous y autorise. » Et il s'en fut tout souriant monter sur la parade où il s'accouda avec sa femme pour regarder mes efforts et ne pas perdre un seul de mes gestes.
Je me débarrassais de mon veston et de mon chapeau, quand un athlète de la troupe, Léon Tireux dit Caron, mort depuis en Amérique vers 1905, vint vers moi et, profitant de l'instant où il prenait mes effets pour les garder, il me glissa ces mots à l'oreille : « Attention, l'haltère est chargé, Ganzoin ne peut plus le faire. »
Cet athlète était un garçon que je connaissais depuis longtemps et c'était par amitié pour moi qu'il m'avait adressé ces paroles dont je le remerciai par la suite.
Je m'avançai sur l'haltère et le soupesai ; immédiatement je vis que l'athlète Caron
avait dit vrai : ce n'était plus 5 5 kilos que je devais enlever, mais 80 kilos au moins.
Je me rendis compte que le dévissé serait dur, car j'avais réussi non sans peine
77ks 500 quelques jours auparavant et je n'étais plus sûr du tout d'enlever Mademoiselle Reste-là. Enfin, je fis contre fortune bon cœur et je mis à deux mains l'haltère à l'épaule avec une aisance qui glaça le sourire sur les lèvres de Ganzoin et de sa compagne. Mais à la première tentative de dévissé, c'est à peine si le poids monta de 10 centimètres au-dessus de l'épaule. Ganzoin dit aussitôt : « Il y a 1 5 kilos de trop pour vous, jeune homme, laissez ça là, vous allez vous tuer, l'haltère pèse 82 kilos. »
Néanmoins j'essayai une deuxième fois : l'haltère monta de 1 5 centimètres. Les étudiants, emballés par mon énergie, me firent une ovation et me donnèrent du courage.
A chaque essai l'haltère montait un peu plus haut et, à la huitième fois, la lourde masse vint se fixer au bout de mon bras tendu et je me relevai complètement droit au milieu du plus vif enthousiasme de la part des spectateurs et à la profonde surprise de Ganzoin. Mais son ahurissement fut sans bornes quand je lui dis : « Cet haltère a été
chargé, il est beaucoup plus lourd qu'hier et voici 20 francs si vous voulez le mettre à bout de bras comme je viens de le faire. » Les étudiants étaient dans la joie, et Ganzoin, mis au pied du mur, dut s'avouer vaincu en prétextant d'une blessure faite à
..l'entraînement, blessure qui l'empêchait de faire un exercice pareil. Toutefois, pour m'amadouer, il me dit :
« Vous êtes le premier qui enlevez mon gros haltère, vous pouvez vous flatter d'être un homme de première force. »
L'affaire en resta là, je ne voulus pas abuser de la situation, j'étais trop heureux de mon succès. Nous partîmes en laissant Ganzoin assez ennuyé et ses hommes bien contents d'avoir vu leur patron remis à sa place par un amateur. Le lendemain, j'eus le récit complet par l'athlète Caron de ce qui s'était passé avant mon arrivée, pendant le chargement de l'haltère.
Ganzoin avait eu sur ma force quelques renseignements par un amateur lillois, et il avait mis l'haltère à un poids où le donneur de renseignements était certain de mon insuccès. Ils s'étaient trompés tous les deux et nous en rimes de bon cœur, surtout quand nous sûmes le nom du renseigneur qui assistait à la séance et en fut pour sa peine. Ganzoin mesurait im8o de hauteur, im22 de poitrine, 39 centimètres de bras, 42 de mollet, 33,5 d'avant-bras et pesait 100 kilos.
Il était Français et originaire de l'Est, mais je ne saurais préciser sur ce point. Il était né vers 185 1.
Nul ne faisait un boniment avec plus de verve que Ganzoin. Il fallait l'entendre lorsqu'un de ses lutteurs chargé de faire la quête se laissait tomber exprès par l'amateur. Au moment où il venait, suivant sa métaphore habituelle, « d'imprimer dans la sciure ses deux épaules encore vierges jusqu'alors » : « Messieurs, disait Ganzoin avec un accent convaincu qui le rendait plus comique, messieurs, encore une étoile qui file ! M. Rabasson vient de tomber. Le Nord (ou le Midi, suivant le cas) n'a plus de champion. Mais, messieurs, regardez, il se relève après une glorieuse défaite. » Tout le monde riait. Lui saluait avec modestie, persuadé qu'il venait de dire une merveille. Dans les différentes troupes de Ganzoin, il y eut quelques hommes de réelle valeur tels que Batta, Achille Mouchon dit Achille le Belge, Julius Cochard, Lagneau, Michot, Éveillard dit le Tonkinois, Léon Tireux dit Caron, Roussel dit Blondblond, Métayer dit le Faux Fournier, Alexandre dit Houplines, etc.
Léon Tireux dit Caron
LES ATHLÈTES MODERNES DES XIXe ET XXe SIECLES
André BRANDELI dit le Petit André
ndré Brandeli naquit à Orléans en 1860; son père, sans avoir pratiqué aucun exercice, était d'une force colossale et ne pensait guère faire un athlète de son fils.
André fit ses études jusqu'à l'âge de dix-huit ans, époque à laquelle il partit pour une expédition dans le centre de l'Afrique. De retour en France, il pratiqua tous les sports en honneur à cette époque et il s'adonna spécialement aux exercices de force et à la lutte.
En 1880, il enlevait 200 livres en barre, poids formidable pour l'époque où, l'amateurisme athlétique étant peu connu, les professionnels se servaient d'engins truqués pour établir leur réputation, ce dont personne d'ailleurs ne s'apercevait.
En 1882, André fit la connaissance de Pietro Dalmasso dans la troupe duquel il rentra àl'Alcazar et aux Folies-Bergère.
En débutant, André tomba le fameux Bamboula, le nègre aux formes sculpturales, et Jean le Cuirassier, à la fête des Tuileries donnée pour les victimes d'Ischia.
Il s'entraîna ensuite aux poids et haltères dans un des premiers cafés athlétiques de Paris tenu par un ancien athlète (le père Joigneret, rue Mazagran, qui fonda le gymnase connu plus tard sous le nom de gymnase Pons, à Montmartre, avenue des Tilleuls).
André établit, au gymnase des Marronniers, à Auteuil, plusieurs records en haltère d'une main, tint à bras tendu un poids de 70 livres et fit un changement de main avec un haltère de 210 livres, célèbre haltère qu'on appelait « le 210 d' Auteuil ».
A cette époque, le célèbre amateur roumain San-Marin organisa un assaut au gymnase de la Sorbonne, dirigé par Mérat, et là, en présence de Charlemont père et fils et de bien d'autres amateurs, André, après un épaulement difficultueux, jeta deux fois de suite la barre de San-Marin qui pesait 242 livres, poids le plus lourd enlevé à cette époque et épaulé pourtant incorrectement. André enlevait également deux haltères faisant ensemble 230 livres. Continuant à pratiquer la barre à deux mains, il arriva au poids énorme de 272 livres en faisant reposer la barre sur la poitrine. Mais l'exercice le plus dur qu'il exécuta fut de tenir un poids de 20 kilos à bras tendu et de
André Brandeli
s'en faire poser un autre dessus par Auguste Massin qu'on appelait « le roi des bras tendus », tout cela sans que le bras bougeât. Cet exercice de force, qui semble extraordinaire et incroyable, a été exécuté par André devant des témoins dignes de foi, parmi
Boyer de Nîmes
célèbre lutteur
né en 1842
André Brandeli à Bordeaux, en 1888
lesquels l'athlète Mazin et Paul Péchaud, l'amateur parisien bien connu, qui affirment la parfaite authenticité de ce tour de force incroyable.
Ajoutons, pour l'expliquer, que les athlètes, à ce moment-là, se spécialisaient volontiers dans les bras tendus, que le petit André avait les bras gros et courts et que le levier étant moins long, la charge pouvait être plus grande, surtout ayant égard à la grande force de l'athlète.
Pendant ses tournées à Bordeaux en 1888, André tenait, en étant couché par terre, une barre de 250 livres sur laquelle s'asseyait Apollon, le bon colosse placide, qui pesait également 250 livres. Comme lutte, André tomba Creste au Havre et fit quitter le tapis au vaillant Limousin, malgré toute la brutalité qu'il déploya pour essayer de tomber André.
Aux Folies-Bergère, André amena deux fois au tapis le lutteur Tom-Cannon et le tomba après quarante-deux minutes de lutte, au milieu des cris et
LES ATHLÈTES MODERNES DES XIXe ET XXe SIECLES I49
de l'enthousiasme des spectateurs qui tenaient pour André. Malgré cela, le jury ne voulut pas admettre la victoire de notre héros.
Le premier professeur du petit André était un vieux lutteur nommé Bibi de Montmartre, puis ce fut François le Bordelais avec qui il luttait souvent chez Marseille et à qui il prit beaucoup de finesse, laquelle, alliée à sa force et à sa vivacité, faisait d'André un champion redoutable à la lutte.
Un jour, la force de Brandeli lui donna l'occasion de sauver
la vie d'un de ses amis, Auguste le Boucher.
C'était dans un assaut donné à la salle Cheyne, rue d'Allemagne, à La
Villette, au bénéfice dp la veuve du frère d'Auguste Guitchen dit le Boucher,
Nicolas Guitchen, un athlète d'un bel avenir, lequel fut tué par le nègre
Abdullah Jeffery dans un assaut de lutte à Aubervilliers (i).
A cette séance, Auguste avait entrepris de soulever, pendu à un trapèze,
un bœuf de forte taille. Ignorant le truquage de ce genre d'exercice, au lieu
d'avoir des courroies passées dans son maillot qui supportent tout le poids de
l'animal, il s'était fixé au bœuf et au trapèze par une sorte de nœud appelé staff et que
l'on ne peut lâcher.
Tout le système était enlevé par un palan et lorsqu'on hissa le tout et que le bœuf perdit pied, Auguste le Boucher, qui était très grand, s'allongeait encore à vue d'œil. On voulut redescendre le palan, mais l'appareil ne fonctionna plus. C'est alors que Brandeli se précipita sous le bœuf et soutint son poids, non sans recevoir quelques ruades, jusqu'au moment où l'on eut démêlé les cordes du palan et évité ainsi à Auguste Guitchen le désagrément d'être écartelé tout vif.
André mesure im64 de hauteur, 44 centimètres du bras gauche et 45 du bras droit, 44 de mollets, lesquels sont excessivement musclés, 120 de poitrine et pèse 90 kilos.
André fut engagé à la foire de Bordeaux, chez Jeantien, et chaque soir il enlevait une barre de 252 livres ; c'est à cette époque que le colosse Apollon fit la connaissance d'André qui fut renversé de voir la force d'Apollon, surtout lorsqu'il le vit jongler avec un poids réel de 50 kilos.
André vit faire à Apollon le tour de force Nicolas le Boucher
suivant aux Folies-Bergère, devant le directeur M. Marchand: Apollon prit quatre poids de 20 kilos authentiques, passa ses doigts dans les anneaux sans les attacher avec des cordes comme c'est l'usage et arracha d'une seule main les 80 kilos trois fois de suite: il demanda alors à M. Marchand si cela suffisait. Apollon ne faisait pas cet exercice en public, parce que les poids lui meurtrissaient le poignet.
(1) Voir son histoire dans Les Rois de la Lutte, par Desbonnet.
LES ROIS DE LA FORCE r.
André se retira de - l'arène en 1890; après un accident de travail qui lui mutila la main droite ; depuis il n£ pratiqua plus.
En 1884, Pietro Dalmâssô se trouvait avec André et Raulin, dit Sans-Dents, dans
un terrain où il avait remisé sa caravane, c'est-à-dire ses voitures de voyage : ils se mirent à faire de l'arraché avec une petite barre à deux mains qu'avait Pietro ; André arriva à 145 livres, Pietro à 142 livres, grâce à un temps de souplesse il est vrai ; quant à Sans-Dents, sans bouger le corps, rien qu'avec la force du bras il arracha 140 livres. On s'entraînait rarement avec des poids aussi lourds à cette époque ; ce n'est que plus tard qu'André fit 150 livres à l'arraché.
André, quoique bâti en hercule, faisait aussi des exercices de gymnastique et chez Ducouret (Aux Marronniers, à Auteuil)
Pietro Dalmasso
il faisait la grande passe de 6 mètres au trapèze ; chez Bonnaire, à Auteuil, il était professeur de canne.
En Amérique, après six mois de voyage, il ne trouva plus personne pour se mesurer avec lui.
A Bordeaux, il boxa avec des marins anglais qui conservèrent de lui des souvenirs cuisants ; il eut aussi à soutenir des rencontres terribles avec tous les athlètes du Midi qui venaient le relancer dans l'arène de Raoul le Bordelais où il s'exhibait.
André Brandeli devint mécanicien à Paris où il mourut en octobre 19 10, succombant à une affection des poumons; il était âgé de cinquante ans.
Sa fameuse barre fut donnée à l'athlète Paris, l'homme à la chaloupe. Sur les boules sont gravés ces mots :
272 livres : André, mars 1885
Auguste le Boucher Fut un lutteur de première force
LES ATHLÈTES MODERNES DES XIXe ET XXe SIÈCLES
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Les Frères
Jules et Justin BARROIS
Jules Barrois naquit à Montreuil-sous-
Bois en 1850, il faisait un travail athlétique
en compagnie de son frère Justin. Les
deux frères se distinguaient par l'élégance
de leur travail et de leur costume. Leurs exercices de poids comportaient beaucoup de
tours d'adresse, mais s'ils travaillaient avec une grande facilité cela tenait en partie à ce qu'ils se servaient de poids truqués. Au concert de la Scala, vers 1880, ils exécutaient un travail de jonglerie sans précédent et formaient ensuite les deux piles d'une passerelle sur laquelle passait une troupe de soldats.
Ils travaillèrent assez longtemps
fusnN Barrois
d'abord à Paris, puis en province. Ils se produisirent dans leur numéro à Lyon. Dans cette tournée ils gagnèrent beaucoup d'argent et ils achetèrent un cirque avec tout son matériel.
Ils, voyagèrent avec une troupe de ville en ville, mais si leurs affaires prospéraient, leurs bourses ne s'en vidaient pas moins, car, menant la vie très large, ils dépensaient plus que leur gain. Finalement, ils durent
Jules Barrois le jeune
vendre leur établissement, Justin Barrois est mort; quant à Jules, il vit encore, mais est dans une situation plutôt précaire.
Un des frères Barrois se maria avec une des filles Foucart, les fameuses gymnasiarques. Un soir, à Maintenon, je vis un Barrois faire un numéro de poids bien présenté, c'était un fils à l'un des deux frères.