Ad. Michaelis, Der Parthenon, pp. 42 et
compliqués sont les dernières du règne. En d’autres termes, Antiochus a dû commencer à frapper des monnaies avec la simple légende BAZIAEQZ ANTIOXOY. Viennent ensuite celles où Antiochus prend le titre d’Epiphane : BAXIAEQZ ANTIOXOY ETTIDANOY3S. Plus tard, le surnom de @eés fait son apparition : BAZIAEQZ ANTIOXOY @EOY ou BAZIAEQZ ANTIOXOY OEOY ErTtIbA- NOYZ. Enfin, en dernier lieu, Antiochus ajoute à tous ces titres celui de Nicéphore : BAZIAEQZ ANTIOXOY EEOY ETTIDANOYZ NIKHHOPOY.
Chose étrange, si l’on range dans cet ordre logique les monnaies d'argent d’Antiochus IV, on constate que l'effigie royale, sur les pièces où la légende est la plus développée et par conséquent postérieure, parait sensiblement plus jeune que sur les médailles où il y a simplement BAXIAEQZ ANTIOXOY. Ce sont celles-ci qui nous donnent le véritable portrait d’Antiochus Epiphane. Bientôt ce portrait royal se transfigure et se rajeunit. Antiochus, qui prend le nom de Dieu, se donne la figure idéalisée d’un dieu : il devient un Apollon. Mais cette idéalisation iconographique ne s’opère pas brusquement ; elle s’accentue graduellement, au fur et à mesure que le roi s’arroge de plus en plus des attributs ou des noms divins. Les premiers tétradrachmes à la légende BAXIAEQZ ANTIOXOY nous offrent le portrait d’un homme qui a dépassé la quarantaine, la face large, le front trés découvert, le profil noble, énergique et régulier. Il est entouré, suivant les ateliers, soit d’un simple trait circulaire, soit d’un grénetis, soit d’une bandelette de laine, Bientôt, avec la même légende simple, ce portrait paraît surmonté d’une étoile. L’astre, au dessus de la tête du roi, fait allusion à la dcification qu’il prétendait s’attribuer : il nous informe que le roi devient Dieu, divus, comme on aurait dit sous les empereurs romains, et l'étoile précède l'apparition du mot Osée dans la légende. L'auteur du livre des Macchabées paraît faire allusion à cette étoile quand il dit, en parlant d’Antiochus IV puni par Dieu, que, peu auparavant, ce prince se croyait le compagnon des étoiles : Ka rdv HIXP® TpÜTecoy TÜY oùpavloy Gorowy Arrecüar dOXOÛVTY rapaxomteivr. Les Romains empruntérent ce symbole de la déification aux Orientaux, et nous rappellerons le sidus Julium qui, sur les monnaies romaines, brille au dessus du front de Jules César divinisé.
Sur les monnaies qui portent BAZIAEQNZ ANTIOXOY ETIDANOYSZ : et BAZIAEQZ ANTIOXOY OEOY, l'étoile disparaît, l'effigie royale se rajeunit et prend les traits idéalisés qui la rapprochent de la tête d’Apollon. Antiochus est devenu Dieu : la légende et l'effigie monétaire l’attestent.
Avec l'inscription BAZIAEQZ ANTIOXOY @EOY ETTIDANOYZ, nous trouvons la même effigie divinisée, ou bien certaines particularités qui affirment davantage encore la déification d’Antiochus. Aïnsi, sur le n° 533, les bouts du diadème d'Antiochus sont ornés chacun d’une étoile. Sur quelques pièces d’argent,