XCIV INTRODUCTION
hémi-drachmes (Cafal. n° $29 et 530) et oboles:, la tête d’Antiochus est à la fois diadémée et radiée, Le diadème est l’emblème de la dignité royale; la couronne de rayons se rapporte aux honneurs divins, et c’est encore aux successeurs d'Alexandre en Syrie, en Egypte, en Macédoine, que les empereurs romains emprunteront ce symbole de l’apothéose. Dans la suite des rois de Syrie, on peut dire qu’Antiochus IV est le premier qui se soit fait représenter avec la couronne de rayons, comme Hélios ou Apollon; on ne saurait, en effet, considérer que comme un essai timide et isolé l’irradiation qu'Antiochus IT Théos a placée autour de sa tête sur l’un de ses tétradrachmes (Caal. n° 209).
Les monnaies qui ont la légende la plus complète, c’est à dire la dernière du règne : BAZIAEQNZ ANTIOXOY SEOY ETTIDANOYZ NIKHHOPOY, nous montrent l’effigie royale, diadémée, avec un caractère de jeunesse encore plus accentué que dans les groupes précédents. La mèche de cheveux qui descend sur les tempes est plus longue, les traits du visage sont plus réguliers et s’éloignent de plus en plus du véritable portrait d’Antiochus IV. Ce prince orgueilleux se dit Nicéphore comme le Zeus Olympien qu’il prend pour type de ses monnaies.
Il ne sera peut-être pas superflu de faire observer qu’en établissant ce développement normal et successif de la légende monétaire, nous n’avons nullement la prétention de soutenir, par exemple, que toutes les monnaies de la fin du règne portent, sans exception, l’inscription la plus complète. La plupart des monnaies de bronze n’ont, au contraire, pendant toute la durée du règne, que BAZIAEQNZ ANTIOXOY, et cette légende simple se rencontre même sur une drachme à la tête radice?. Frappées concurrement avec celles où la légende se développe graduellement, ces monnaies avec le simple titre de BAZIAEQZ donné à Antiochus, n’infirment en rien notre théorie.