‹ Les Rois De Syrie D’arménie Et De CommagèneChapitre 112 sur 419 · Overbeck, Kunstmythologie. Zeus,p · texte numérisé non relu

Overbeck, Kunstmythologie. Zeus,p

3. Overbeck, Kunstmythologie. Apollon, p. 158, Munztaf. II, 64, 65, 66, 68, 69 et 70. 4. Reproduite notamment dans Baumeiïster, Denkmeæler, t. I, p. 99.

5. P. Gardner et Imhoof-Blumer, Numism. Commentary on Pausanias, pl. Y, IV.

l'effigie des empereurs romains Philippe pére et fils, Trébonien Galle et même Julien PApostat, ont pour type de revers le même Apollon Daphnéen debout en longue robe, tenant une lyre et une patère :.

Le temple d’Apollon à Daphné, dans lequel se trouvait la statue, était situé exactement au lieu dit aujourd’hui Beit-el-Mâ, comme le prouve une inscription qu’on a découverte en cet endroit, et qui paraît dater du temps d’Antiochus IIT?2. La statue était l’œuvre du sculpteur Bryaxis, qui collabora, dans sa jeunesse, avec Scopas, au mausolée d’Halicarnasse, en 353. Nous avons déjà dit que le même artiste exécuta une statue de Séleucus Nicator. Le colosse du temple de Daphné, qui remonte ainsi au temps de la fondation d’Antioche, est décrit avec les plus grands détails par Libanius, Théodoret, Philostorge et quelques autres auteurs des bas temps, qui en parlent à propos de l’incendie qui détruisit le temple et la Statue, en 361, sous le règne de Julien lApostat. Libanius5 vante longuement le maintien, lharmonie et l'élégance de toutes les parties de l’œuvre de Bryaxis, qui était recouverte de lamelles d’or : elle représente, dit-il, Apollon vainqueur, et le dieu parait tout à la fois chanter et faire une libation. La tête du colosse approchait du toit de l'édifice; il était en bois et en marbre, les parties nues en marbre, les vétements en bois doré. Vêtu d’un chiton talaire serré à la taille par une ceinture, Apollon avait sa cithare suspendue à son épaule et il la touchait de ses doigts pour en tirer des sons, en même temps que sa bouche entrouverte montrait qu’il s’accompagnait de la voix; de l’autre main il tenait une patère (o14Xnv, xbadov). Les dévots prétendaient que, à l’exemple de la statue vocale de Memnon dans la Haute Egypte, la Iyre d’Apollon rendait parfois des sons harmonieux à l'heure de midi. Ce phénomène s’était produit une fois au moins, au dire de Libanius, assez sceptique d’ailleurs : Ef quelqu'un l'a entendu, dit-on, jouer de la cithare à midi+.

Mais la description la plus complète et la plus précise de la statue d’Apollon Daphnéen est celle de Philostorge : elle se trouve dans un fragment de ses œuvres, extrait du récit du martyre de saint Artémius par Jean de Rhodes. Il convient de citer, en entier, cette description qui, d’ailleurs, a déjà été habilement commentée par M. Max. Egger ; : « Le corps du dieu était en bois de vigne si merveilleusement travaillé qu’on l’eût dit fait d’une seule pièce; il était revêtu d’un péplos d’or qui faisait ressortir les parties du corps nues et non dorées, et qui leur donnait une beauté indicible. Il était debout, une lyre à la main, dans l'attitude du Musagète. Sa chevelure et sa couronne de laurier qui se mélaient ensemble étaient tout en or brillant, d’une grâce étincelante à voir. Des hyacinthes (pierres violettes) énormes remplissaient l'orbite de ses yeux, par allusion à

1, Muller et Wiescler, Denkmæler t. I, pl. XLIX, b.

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