‹ Les Rois De Syrie D’arménie Et De CommagèneChapitre 113 sur 419 · Le Bas et Waddington, Voyage Pan t. III, p · texte numérisé non relu

Le Bas et Waddington, Voyage Pan t. III, p

3. Libanius, t. III, p. 344 et suiv. (éd Roike), Voyez aussi Malala, p. 234 ; Cedrenus, p. 536; Théodoret, t. IIT, p. 1099 (éd. Migne).

4. Cf. Letronne, Œuvres choisies. Première série. Egypte ancienne, t. IL, p. 86.

$. Max. Egger, Bryaxis et l’Apollon de Daphné, dans la Revue des Etudes grecques, t. II (1889), p. 102. BABELON. — Rois de Syrie. VII

XCVIIT INTRODUCTION

Hyacinthos, fils d’Amyclas; l’éclat et la grandeur de ces pierres précieuses achevaient la beauté de la statuer. »

D’après ces descriptions et le type de la monnaie d’Antiochus IV, qu’il est si intéressant d’en rapprocher, on voit que l’aspect général du dieu de Daphné était le même que celui de l’Apollon Palatin : Bryaxis a visiblement imité l’œuvre de Scopas, ou plutôt peut-être, les deux sculpteurs se sont l’un et l’autre inspirés du type plus ancien de l’Apollon des jeux pythiques, car l’Apollon Musagète de Daphné est qualifié aussi de Pythien*.

IT. — Les monnaies de bronze, sans nom de ville.

Les monnaies de bronze d’Antiochus IV se partagent en deux catégories : les bronzes royaux proprement dits, c’est-à-dire ceux qui portent le nom du roi, sans celui de l’atelier, et les bronzes de villes diverses qui, à l’effigie royale, ajoutent le nom, en toutes lettres, de la ville où ils ont été frappés.

Les bronzes royaux sans nom de ville, les seuls dont nous nous occupions pré-

sentement, ont, la plupart du temps, la tête d’Antiochus Epiphane diadémée et

radiée, avec la simple légende BAZIAENZ ANTIOXOY. Quelques pièces, toutefois, portent l’inscription plus développée : BAZIAEQZ ANTIOXOY GEOY ETII- HANOY2, et les plus grandes des monnaies frappées en Egypte (Cafal. nes 580 à 97) n’ont pas l'effigie royale, mais les têtes de Zeus Sérapis et d’Isis.

Les types de revers varient. Sur le groupe E (Cafal nos 548 à 555), figure Tyché assise, la tête surmontée du calathos, tenant Niké sur sa main droite, et ayant à ses pieds un ibis. Cet oiseau des bords du Nil paraît assez fréquemment dans la numismatique de la ville d'Alexandrie 3. Sur les monnaies romaines, il est la personnification de cette ville et même de l’Egypte entière. De là découle la conséquence que, sur les monnaies d’Antiochus, la Tyché nicéphore, accompagnée d’un ibis, est la figure symbolique de Egypte présentant la Victoire au roi de Syrie.

On acceptera, si l’on veut, linterprétation d’Eckhel pour le bige de Niké, sur les chalques n° 556 à 558. D’après lui4, ce type monétaire se rapporte aux jeux d’An-

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2. Stephani a prétendu à tort que le type de la médaille d’Antiochus IV n’était pas l’Apollon de Bryaxis, en se fondant sur ce que la pièce n’aurait probablement pas été frappée à Antioche. Comptes rendus de la comm. de Saint-Pétersbourg pour 1873, p. 207; pour 1874, p. 157, 16$ et 168; pour 1875, D ré

3. Imhoof-Blumer et Keller, Tier und Pflanxenbilder, p. 137, et pl. VI, n° r et suiv.

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