‹ Les Rois De Syrie D’arménie Et De CommagèneChapitre 134 sur 419 · Revue numismatique, 1855, p · texte numérisé non relu

Revue numismatique, 1855, p

2. Imhoof-Blumer, dans la Zeitschrift für Numismatik, t. II, p. 346. Cf. t. VI, p. 2, un autre médaillon d’or du musée de Berlin, qui paraît porter le monogramme d’Antioche.

3. Fr. Lenormant, Essai sur le classement des monnaies des Lagides, p. 143 à 166.

pourrait-on se demander si B égalant 2, le signe £ ne vaudrait pas 1/2, ce qui ferait un total de 2 statères 1/2.

Sur des drachmes datées de l’an 161 (Cafal. n° 757):, onlitau revers, outre la légende, l'inscription DIAITT. M. Feuardent qui, le premier, a relevé ce nom, se demande s’il désigne un homme ou un atelier. Il signale le personnage du nom de Philippe, favori d’Antiochus IV Epiphane qui, en mourant, lui légua la tutelle de son jeune fils Antiochus V Eupator; Antiochus V préféra Lysias, l'ami des Romains, à Philippe, l'ami de son pére. Philippe alors résolut de détrôner son pupille, et en 162 av. J.-C. il prit Antioche et se fit proclamer roi; mais Lysias ne tarda pas à le détrôner. M. Feuardent reconnaît que Philippe était mort lorsque Démétrius I Soter s’empara du trône en revenant de Rome; en conséquence, il renonce à voir dans l'inscription DIAITT le nom de l’ami d’Antiochns IV et il préfère y reconnaître un nom de ville tel que Philippopolis, par exemple 2.

François Lenormant, qui a repris la question, n’a pas gardé la prudente réserve de M. Feuardent. Il ne doute pas que le mot OIAITT ne désigne l'ami d’Antiochus Epiphane, tout en reconnaissant que ce personnage fut mis à mort quelques semaines avant le débarquement à Tripolis de Démétrius Ier Soter. Lenormant suppose, pour faire concorder les faits avec cette interprétation numismatique, que Philippe s’était déclaré pour Démétrius dès le temps où celui-ci était encore retenu prisonnier àRome. Il admet conjecturalement un complot, une entente préalable entre Démétrius et Philippe : ainsi s’expliquerait, selon lui, que Philippe eût fait frapper, avant l’arrivée de Démétrius, des monnaies portant le nom de ce prince comme roi, accompagné du nom du conspirateur qui ordonna l’émission 5.

Ce raisonnement pêche par la base, et Lenormant ne l’eût point risqué, même conjecturalement, s’il avait pris garde à la date que portent les monnaies. Elles sont de Van AZP (= an 161), c’est-à-dire de la fin du règne de Démétrius et non de l’époque de son entrée en Syrie : dés lors l’arrangement des faits tel que le propose Lenormant ne peut subsister. Nous dirons à notre tour, cependant, que le mot DIAITT, de même que les lettres OEO qu’on trouve sur la même pièce, nous paraissent désigner plutôt des noms d'homme que des noms d’atelier+, Il en est de même des lettres

KA qu’on voit sur d’autres pièces de Démétrius Ie et dans lesquelles M. Feuardent propose de reconnaître la ville de Carné en Phénicie. Nous rencontrerons plus tard d’autres noms abrégés de la même façon, notamment TPY et XTA, sur des monnaies d’Antiochus VI Dionysos. Quant au Philippe qui figure sur notre drachme, ou bien c’est un autre personnage que son homonyme ami d’Antiochus IV, ou bien si

. Voyez aussi Percy Gardner, The Seleucid kings of Syria, p. 45, n° 2, et pl. XIV, s. . Feuardent, dans la Revue numismatique, 1862, p. 190-196. . Fr. Lenormant, La monnaie dans l'antiquité, t. LIT, p. 92-93. 4. Le mot OEO se lit également sur des tétradrachmes autonomes de Tripolis au type des Dioscures. Six, L'ère de Tripolis, dans l'Annuaire de la Société fr. de numismatique, t. X (1886), p. 230.

JW D

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