Malala, p
SÉLEUCUS I NICATOR XXVII
archaïque du temple de Pella que paraissent avoir pour type les monnaies que nous venons d’énumérer. Ce type de l’Athéna macédonienne fut adopté par un certain nombre de rois successeurs d'Alexandre, comme une tradition nationale à laquelle ils aimaient à se rattacher, comme le symbole de la souveraineté sur la Macédoine, pays qui fut toujours l’objet des convoitises de ceux de ces princes qui aspiraient à la domination universelle qu'avait eue Alexandre. Aïnsi s’explique la présence de ce même type sur des monnaies si diverses et appartenant à des pays si variés.
Quant au sanctuaire même de Pella et à la divinité qui y était adorée comme la déesse protectrice de la Macédoine, nous sommes fort peu renseignés à leur endroit. Le nom de cette déesse guerrière nous a été conservé seulement par Tite-Live (XLII, 51) qui, racontant la lutte de Persée contre les Romains, dit en parlant de ce prince : « Ipse centum hostiis sacrificio regaliter Minervae quam vocant Alcidem, confecto, cum purpuratorum et satellitum manu profectus Citium est. » Ce nom de Axis, dérivé de ‘xx, combat, est le même sans doute que ’xxluayn, qui combat vaillamment, épithète donnée à Athéna par les poëtes. Axis est donc un surnom synonyme de roduuyos, sous lequel était désignée l’Athéna d'Athènes. La même divinité reçoit le nom d’Alalkomenia dans la ville béotienne du même nom, ceux de Sfénias à Trœzène et de Crania à Thèbes?.
Le foudre est l’attribut caractéristique d’Athéna Alkiss, et il la distingue de PAthéna Promachos d'Athènes qui combat avec la lance. Malalat mentionne à Antioche une statue de bronze d’Athéna Do6eoù, la terrible : c’est sans doute le surnom qu'Athéna Alkis reçut à Antioche. Cette statue fut, avec celle de Zeus Ceraunios, transportée d’Antioche à Rome, au temps de Pompées.
VIS — Les éléphants.
Sur un certain nombre des monnaies d’argent et de bronze de Séleucus Ier Nicator nous voyons : une tête d’éléphant, un éléphant seul, un quadrige ou un bige d’éléphants cornus traînant le char de guerre d’Athéna. L’éléphant paraît également sur les monnaies d’autres Séleucides, et cet animal est devenu l’emblème de cette dynastie, presque au même titre que l’ancre ou Apollon sur l’omphalos.
On ne saurait hésiter à reconnaître, avec Eckhel®, dans ces types monétaires, un souvenir des conquêtes de Séleucus dans l'Inde, une allusion aux troupes d’éléphants indiens qu’il avait dans son armée et qui, plus d’une fois, décidèrent de la victoire en
1. B. Head, Coinage of Syracuse, dans le Numism. Chronicle, N. S., t. XIV, p. 56-58.
2. Gerhard, Griechische Mythologie, $ 255; Roscher, Ausf. Lexicon d. Mythologie, w° Athena.
3. C£. Æschyle, Ewménides, 817; Euripide, Troades, 80 : épot (à Athéna) GE Ouiser onot (Les) rdo LEPAUVLOV.