‹ Les Rois De Syrie D’arménie Et De CommagèneChapitre 40 sur 419 · XII. — Les ateliers monétaires de Séleucus Nicator · texte numérisé non relu

XII. — Les ateliers monétaires de Séleucus Nicator

L'empire de Séleucus, qui primitivement se bornaïit à la satrapie de Babylone et aux provinces de la Haute-Asie conquises par Alexandre, s'agrandit après la bataille d’Ipsus, en 301, de toute la Syrie, de la Cilicie et d’une partie de la Phénicie dont quelques villes ne cessèrent, toutefois, de lui être contestées par Ptolémée. Cet empire devint bientôt le plus grand de tous ceux qui s'étaient formés du démembrement de celui d'Alexandre ; il s’étendait depuis la Bactriane et la Sogdiane jusqu’à la côte de Phénicie, et depuis la chaîne du Paropamisus jusqu'aux plaines centrales de la Phrygie où il confinait au royaume de Lysimaque. Il était divisé en soixante-douze satrapies qui toutes, sans doute, avaient un ou plusieurs ateliers monétaires.

Après que Séleucus eut installé son fils comme vice-roi des provinces de l'Est, il trouva moyen de s’agrandir encore du côté de POccident. Lorsqu’il eut pris Sardes et qu’il eut vaincu Lysimaque, à la bataille de Corupédion, en 282, le roi de Syrie se trouva maître de toute l’Asie Mineure, et révant de conquérir la Thrace et la Macédoine, il passa en Europe où, d’ailleurs, il ne tarda pas à trouver la mort.

Séleucus Nicator fut donc roi pendant un quart de siècle, et son autorité s’étendait, à la fin de son règne, depuis les rives de l’Indus jusqu’à l’Hellespont qu’il franchit même, et depuis le désert d’Arabie et les portes de l'Egypte jusqu’à l'embouchure de PHalys. L’immensité de cet empire, la diversité des peuples soumis au même joug, le degré de culture intellectuelle ou artistique plus ou moins avancé de chacun d’eux, expliquent autant que la longue durée du règne, la diversité de style dans les monnaies de Séleucus et, avec la multiplicité des ateliers, la difficulté d’assigner à

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