Pline, Hist. naf., VII, S s
s. C’est bien au trophée de la victoire d’Antiochus en Phrygie que paraît se rapporter une statuette en . terre cuite, trouvée dans la nécropole de Myrina, et qui représente un éléphant de guerre (sans les cornes) foulant aux pieds un Galate. S. Reinach, dans le Bull. de corr. hell. 1885, t. IX, p. 485 et suiv. ; E. Pottier et S. Reïnach, La Nécropole de Myrina, pl. X.
6. Aux pièces de notre catalogue, il faut ajouter le petit bronze suivant qui est au British Museum
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d'Apollon et le trépied du groupe 3 sont également des plus communs dans les mêmes pays : le trépied notamment est pareil à celui des chalques de Cassandre
(316-297.) IV. — Les types de face.
Ces types se réduisent à trois : la tête d’Apollon (Catal. n° 177 à 183), celle d’Athéna (Cafal. nes 184 à 187) et celle des Dioscures ". Dans la série des Séleucides, on ne rencontre plus guère des têtes de face après Antiochus I Soter, tandis qu’elles sont relativement assez nombreuses sous ce prince et sous Séleucus Nicator, son pére. Le duc de Luynes a fait la remarque suivante au sujet des types de face en général : « Il y eut, dit-il, une époque où toutes les nations grecques les plus civilisées adoptèrent presque simultanément la tête de face; ce fut celle où vivait Alexandre, tyran de Phères (369-357), qui lui-même y prit part en frappant un superbe médaillon avec la tête de Diane vue de face. Dans le même siècle, si l’on en juge par le style des médailles, Larisse, Clazomène, Lampsaque, Sigée, Vélia, Crotone, Héraclée, Thèbes, Syracuse, Catane, Barcé et beaucoup d’autres villes plus obscures firent représenter leurs divinités tutélaires de face, sur leurs monnaies. C’était le dernier effort de l’art monétaire; mais les inconvénients en furent bientôt reconnus. Dès le temps d’Alexandre, on était revenu à des profils dont les reliefs adoucis assuraient à la monnaie plus de durée avec une atténuation de poids moins rapide *. » Ces judicieuses réflexions sont toutefois un peu trop absolues : les têtes de face se prolongent quelque temps encore après Alexandre. À Rhodes notamment, la tête de Hélios de face se rencontre même aprés le siège de la ville par Démétrius Poliorcète en 303 3. Sur les monnaies des rois de Syrie, les têtes de face se voient encore sous Antiochus I Soter, mais ces quelques types dégénérés doivent être considérés comme exceptionnels et comme les dernières tentatives des artistes monétaires dans ce genre qui a produit la plupart du temps des chefs-d’œuvre. La tête d’Apollon des monnaies d’Antiochus (Catal. n° 177 à 183) se rattache au type si admirable des médailles d’Amphipolis, par sa tête mélancoliquement inclinée et son abondante chevelure rendue plus ample encore par la couronne de laurier qui l’environne. Cest aussi le type de la fameuse statue du Vatican, réplique de l’œuvre célèbre de Scopas qu’on désigne sous le nom d’Apollon Musagète ou Citharède +. Nous verrons plus loin qu’une statue de Bryaxis, presque pareille à
Tête laurée de Zeus, à droite. RL. BA*AN. Foudre. Æ 12 mill. Percy Gardner. The Seleucid Kings of Syria, pl. IV, 14. ;
1. Buste des Dioscures, coiffés de leurs bonnets coniques laurés, l’un de face, l’autre de profil à gauche. RL. BAZI-ANTI. Téte d’éléphant, à droite; devant, la lettre O. Æ 12 mill., 1 gr. 55 (Imhoof Blumer, Monnaies grecques, p. 425, n° 22, et Choix, pl. vi, n° 204).
2. Duc de Luynes, dans les Annali dell Instituto arch. di Roma, t. XIII (1841), p. 158.
3. J. de Witte, dans la Revue numismatique, N. S. t. IX, 1864, p. 94.