‹ Les Rois De Syrie D’arménie Et De CommagèneChapitre 91 sur 419 · Voyez ci-dessus Introd. p. xXXVIT, xxxIx et xL · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessus Introd. p. xXXVIT, xxxIx et xL

2. Bunbury, dans le Numism. chronicle, 3° série, t. III (1883), p. 93-95.

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Asie. Sa flotte fut aussi deux fois défaite; enfin, vaincu par Scipion en 190 av. J.-C, dans une grande bataille, au pied du mont Sipyle près de Magnésie, le roi de Syrie dut céder tous les pays à l’ouest du Taurus, s'engager à payer 12.000 talents euboïques, livrer des éléphants et des vaisseaux de guerre, envoyer en otage à Rome son propre fils Antiochus. Antiochus III le Grand fut tué en 187, en voulant, pour la seconde fois, mettre la main sur les richesses d’un temple de l’Elymaïde : il avait 52 ans et en avait régné 32.

Le résumé historique que nous venons d’exposer pour servir de jalons à nos investigations numismatiques montre l'étendue et la diversité des pays qui furent plus ou moins temporairement sous la domination d’Antiochus III, en même temps que la longueur du règne de ce prince. La fabrication des monnaies se ressent directement de ces circonstances. L’effigie royale varie non seulement en raison de la multiplicité et de éloignement réciproque d’ateliers qui s’échelonnent depuis l’Inde jusqu’en Thrace et en Grèce, mais aussi en raison de l’âge du roi. Parmi les portraits d’Antiochus IIT jeune, il en est qu’on pourrait être tenté d'attribuer, avec M. Percÿ Gardner, à Antiochus Hiérax, à cause de leur ressemblance avec l'effigie monétaire de Séleucus IT, le père de ce prince. Et dans les portraits d’Antiochus III âgé, il s’en trouve qu’on hésite à classer à ce prince ou à Antiochus Ier Soter. Cependant ces hésitations ne portent que sur un très petit nombre de pièces, et nous pouvons dire qu’en général, on reconnaît aisément les pièces d’Antiochus III au milieu de toutes les monnaies des Séleucides; le portrait du prince nous est assuré par les chalques à son effigie frappés avec des dates de l’êre des Séleucides, dans quelques villes de la Phénicie. M. Héron de Villefosse a reconnu les traits d’Antiochus III le Grand dans un buste en marbre du Musée du Louvre, longtemps

désigné sous le nom de Jules César.

Au point de vue de l’âge du roi et du style des médailles, nous avons essayé de constituer plusieurs groupes qui se différencient les uns des autres par des particularités dans la physionomie du portrait.

Groupe À (Catal. nos 335 à 354). Tête jeune, nez pointu, joues pleines; sur quelques pièces, le roi a des favoris naissants comme Séleucus III dont les coins monétaires ont été visiblement copiés au commencement du nouveau règne. Il y a même des pièces au nom d’Antiochus qui portent les mêmes marques monétaires, par exemple les monogr. n° 124 et 130, que nous avons déjà signalées sur les monnaies de Séleucus III Céraunus ; quelques-unes enfin, issues d’ateliers de l’Asie Mineure, se rapprochent du portrait d’Antiochus Hiérax.

Groupe B (Cafal. nos 355 à 364). La figure du roi est celle d’un homme fait; ses traits sont amaigris et anguleux; la physionomie est plus sévère. Le style des pièces décrites sons les n°s 363 et 364 est tout particulier : le cou est très allongé ; le flan monétaire est plat, sec, et ce caractère, ajouté au monogramme Al, prouve que ces médailles ont été frappées en Bactriane.

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