Ubicini, Provinces d'origine roumaine, p
sance de la Turquie en Yalachie semble plu sieurs fois ébranlée ; mais il faut sans cesse recourir à des alliances étrangères qui compromettent l'indépendance et la dignité du pays. La convention de Carlsbrug (1595) établit les droits de la Hongrie sur les principautés Moldo-Valaques. Les brillantes victoires de Michel-le-Brave sont mêlées de fréquents revers, et les intrigues de ce prince ne lui évitent pas la douloureuse nécessité de placer, en 1S98, la Valachie sous la dépendance de l'Allemagne, et de prêter serment de fidélité à l'empereur Rodolphe II.
Sa bravoure, son habileté politique, sa persévérance à toute épreuve, finissent cependant par lui assurer de brillants succès, et il arrive à réunir sous son sceptre toute la population de l'ancienne Dacie et à régner simultanément sur la Valachie, la Moldavie et la Transylvanie. Son inépuisable ambition ne s'arrête pas là. Il rêve bientôt l'annexion de la Hongrie et celle de la Pologne. Comme tous les conquérants, il devait terminer son existence par de terribles défaites. Il mourut assassiné en 1601, à Tâge de 43 ans. La Roumanie le considère comme un des plus grands princes qu'elle ait possédés durant cette triste période de l'histoire où les peu-
ORIGINES ET ÉVOLUTIONS ETHNIQUES 5o
pies élaieat vendus ou échangés comme des marchandises, et où Ton décernait le titre de Grand à un capitaine, par cela seul qu'il avait réussi en présidant à de nombreuses et sanglantes boucheries.
Au début du xvn® siècle, on voit, en peu d'années, les résultats des conquêtes de MicheUe-Brave réduites à néant, la Roumanie de nouveau morcelée, et chacun de ses lambeaux livré à toutes les intrigues et à toutes les ambitions. La domination étrangère n^est pas seule à menacer d'une ruine complète ce malheureux pays : les dissensions intestines et la guerre civile conspirent avec les Turcs, les Hongrois, les Polonais et les Tatars pour le précipiter dans les horreurs de la plus complète désorganisation. Deux grandes figures s'élèvent cependant au milieu de la foule démoralisée : Faga Matheiu Bassarab, voïvode de Valachie, et Vasile-Lupu (Basilele-Loup), voïvode de Moldavie.
Matheiu Bassarab signala son règne par quelques réformes utiles; il releva plusieurs villes tombées en ruines, créa des écoles,
sance de la Turquie en Yalachie semble plu sieurs fois ébranlée ; mais il faut sans cesse recourir à des alliances étrangères qui compromettent l'indépendance et la dignité du pays. La convention de Carlsbrug (1595) établit les droits de la Hongrie sur les principautés Moldo-Valaques. Les brillantes victoires de Michel-le-Brave sont mêlées de fréquents revers, et les intrigues de ce prince ne lui évitent pas la douloureuse nécessité de placer, en 1398, la Yalachie sous la dép.endance de l'Allemagne, et de prêter serment de fidélité à l'empereur Rodolphe H, Sa bravoure, son habileté politique, sa persévérance à toute épreuve, finissent cependant par lui assurer de brillants succès, et il arrive à réunir sous son sceptre toute la population de l'ancienne Dacie et à régner simultanément sur la Yalachie, la Moldavie et la Transylvanie. Son inépuisable ambition ne s'arrête pas là. Il rêve bientôt l'annexion de la Hongrie et celle de la Pologne. Comme tous les conquérants, il devait terminer son existence par de terribles défaites. Il mourut assassiné en 1601, à Tâge de 43 ans. La Roumanie le considère comme un des plus grands princes qu'elle ait possédés durant cette triste période de l'histoire où les peu-
pies étaient vendus ou échangés coname des marchandises, et où Ton décernait le titre de Graiid à un capitaine, par cela seul qu'il avait réussi en présidant à de nomhreuses et sanglantes boucheries.
Au début du xvii® siècle, on voit, en peu d'années, les résultats des conquêtes de MicheUe-Brave réduites à néant, la Roumanie de nouveau morcelée, et chacun de ses lambeaux livré à toutes les intrigues et à toutes les ambitions. La domination étrangère n'est pas seule à menacer d'une ruine complète ce malheureux pays : les dissensions intestines et la guerre civile conspirent avec les Turcs, les Hongrois, les Polonais et les Tatars pour le précipiter dans les horreurs de la plus complète désorganisation. Deux grandes figures s'élèvent cependant au milieu de la foule démoralisée : l'aga Matheiu Bassarab, voïvode de Valachîe, et Vasile-Lupu (Basilele-Loup), voïvode de Moldavie.
Matheiu Bassarab signala son règne par quelques réformes utiles; il releva plusieurs villes tombées en ruines, créa des écoles,
Ot) ETBNOORAPHIE de la ROUMANIE
fooda une imprimerie et protégea les lettres nationales; les paysans virent également leur
Fie. 4. — Portrail de Mathciu Bassarab.
sitaatioQ s'améliorer sous son sage gouvernement ; mais bientôt, obligé de percevoir de lourds impôts pour satisfaire aux esïgences de la guerre, la population du pays
ne sut plus se contenir et leva Tétendard de la révolte. Il mourut, dit Ubicini, le 8 avril 16S4, accablé des malédictions du peuple et des insultes de la soldatesque.
Vasile-Lupti fut un prince législateur. On lui doit un Code de lois qui parut, pour la première fois, à lasi, en 1646. Il fut, en outre, protecteur des lettres, et lui-même érudit remarquable pour son époque ; il fit beaucoup pour le développement de Tinstruction publique dans sa principauté, au point que le tzar de Russie appela à son service deux élèves de ses écoles, et leur confia par la suite l'éducation de celui qui devait être un jour Pierre-le-Grand.
Les voïvodes qui succèdent à ces princes ns se signalent bientôt plus que par Findécision de leur caractère. A l'exemple d^un grand nombre de leurs prédécesseurs, ils s'allient tantôt aux chrétiens du nord, tantôt aux musulmans du midi, dans la seule pensée de conserver leur trône. Faibles au moment du danger, ils se montrent au contraire barbares et cruels dès qu'ils croient avoir ressaisi les rênes de l'autorité. lisse hâtent de profiter de la puissance qu'ils ont un moment reconquise pour se livrer à toutes sortes de déprédations et pour arracher d'énormes
ment. C'est à peine si ces cruautés raffinées» ces infamies incessantes, ces abus illimités de la force, ce mépris affecté de tous les droits et de tous les principes, peuvent être enregistrés comme des leçons utiles pour les peuples et pour les individus. Les hommes ont besoin de puiser dans Fhistoire de grands exemples de dévouement à la cause de tous, de patriotisme et d'abnégation sociale. C'est par ces exemples, et non point par les tableaux des décrépitudes et des vices, qu'ils peuvent se rendre dignes de la liberté, en montrant qu'ils ont acquis Taptitude du discernement et la conscience de la responsabilité.
La bonne volonté du nouvel hospodar de Yalachie, Alexandru Ghiha (1834-1842), ne pouvait suppléer à sa faiblesse politique et à sa perpétuelle terreur de la Russie. Il s'efforça de diminuer les misères des paysans, de relever le prestige de la langue nationale,* de développer l'instruction populaire; mais il trembla devant les conséquences des progrès de l'esprit public qu'il avait lui-même provoqués, et trahit sa patrie en sollicitant l'intervention de l'étranger contre les tendances libérales de son peuple.
Cependant l'heure de Témancipation allait
bientôt sonner pour la Roumanie. L'assemblée nationale protesta contre les défaitlances criminelles de Thospodar et voulut lui résister. Campineanu, envoyé en France et en Angleterre, demanda que le protectorat russe fût remplacé par le protectorat collectif des grandes puissances. A son retour dans les Principautés^ on le mit en état d'arrestation et sous les verrous. Peu de temps après, en dépit des efforts d'Alexandre Ghika pour satisfaire la Turquie et ménager la Russie, celle-ci exigea que la déchéance de ce prince fût prononcée, (1846). Malgré la popularité qui environnait à ce moment d'une auréole la candidature de Campineanu, le scrutin, faussé par les moyens les plus inavouables, remit à Georges Bibesco les rênes du gouvernement valaque.
Sous ce nouvel hospodar, le travail de la régénération nationale continua à se développer, triomphant de toutes les résistances^ de tous les mauvais vouloirs, de toutes les rapacités. La Révolution de 1848 en France « et le contre-coup qu' eut cette révolution dans la majeure partie de l'Europe, eurent une puissante influence sur les destinées de la Roumanie. 11 parut alors cette pléiade d'hommes généreux et indépendants qui de-
It ETHNOGRAPHIE DE LA ROUMANIE
vaient un jour prochain assurer Témancipation définitive de la noble et courageuse nation des Romains d'Orient.
Si j'étais citoyen Roumain, ce dont je serais fier devant le monde civilisé, ce n'est pas de retrouver Timage de mes ancêtres sur le bronze de la colonne Trajane, mais bien d'appartenir à un peuple qui, malgré de longs siècles d'obscurantisme et de servitude^ a su, en quelques années, se montrer à la hauteur de toutes les libertés modernes.
Autant l'histoire moldo-valaque, sous le règne de ses voivodes et de ses hospodars, révolte le sentiment moral et soulève le cœur de dégoût, autant le récit des événements qui ont amené la chute de Georges Bibesco, en juin 1848, rend à l'esprit cette confiance salutaire dans la mission de Thomme et ce mâle dévouement dont il faut faire preuve pour s'en rendre digne.
Dès l'année 1847, les symptômes d'une puissante réaction populaire contre les actes despotiques des hospodars et surtout contre
les abus sans cesse plus intolérables du protectorat Fusse, se font sentir dans les Principautés. Le prochain réveil de la nation n'est déjà plus difficile à prévoir. Les événements de février 1848 viennent à propos pour accentuer le travail d'émancipation qui cherche à se faire jour dans le pays. Des journaux et des revues patriotiques, inspirés parla haine de l'étranger, paraissent de toutes parts. La pensée, qui a brisé ses chaînes, fait sortir de terre les premières cohortes de la révolution sociale, et la voix des pionniers de la réforme, malgré les bâillons du pouvoir, trouve d'innombrables échos dans la foule. La persécution même, dont les journalistes sont l'objet, leur assure, en un clin d'œil, un énorme ascendant sur la foule et se transforme en force contre les persécuteurs eux-mêmes.
Pendant que les chefs du parti d'action demandent à négocier avec le gouvernement princier qu'ils affectent de vouloir maintenir, l'effervescence populaire couve en silence dans le cratère du volcan qui est prêt à se déchirer. L'hospodar n'hésite pas, tout d^abord, à prendre le parti de la résistance, et le mot « à mort tous » sort instinctivement de sa bouche. Mais pour arrêter l'irruption qui se prépare, l'appui des baïonnettes est in-
dispensable, et Tarmée consultée répond qu'elle n'est pas disposée à s'associer à une guerre fratricide. Bibesco commence à réfléchir : il se décide à ouvrir toutes les écluses à la lave qu'il a vainement essayé de contenir; il eût, à ce moment, comme Louis XYI, coiffé le bonnet phrygien, si ce bonnet lui eût été présenté ; il accepte et signe, au milieu de hurrahs frénétiques, la constitution nouvelle que lui apportent les chefs de la révolte, et choisit parmi eux ses conseillers et ses ministres. Cependant^ en présence des menaces du consul de Russie, il sent son courage faiblir et cherche à rétrogader de quelques pas. Il est trop tard. Incapable de s'élever à la hauteur de la situation, il avoue humblement son insufflsance, signe un acte d'abdication et se sauve à Cronstadt, en Transylvanie^ le 25 juin 1848. Un gouvernement provisoire est aussitôt institué à sa place.
Le gouvernement provisoire se trouve en face des plus inextricables difficultés : il n'ignore pas que l'Europe monarchique ne pourra se résoudre à accepter son origine révolutionnaire, et les événements de juin 1848, à Paris, mettent la France hors d'état de lui prêter appui. L'Angleterre seule lui témoigne de secrètes sympathies, mais ne se
décide pas à le recohnaitre. Sur ces entrefaites, une tentative de conlre-révolution, à la tête de laquelle s'était placé par trahison le ministre Odobesco, fut comprimée par le peuple dont Tindignation se serait certainement traduite par de sanglantes représailles, si le gouvernement, qui lui était sympathique, n'avait fait tous ses efforts pour les conjurer.
Le bruit, répandu à Bucarest, de la prochaine arrivée des Russes, jette bientôt l'épouvante dans l'esprit du gouvernement provisoire qui se croit obligé de quitter la capitale. Les réactionnaires semblent près de triompher, mais ils comptent sans Ténergie de la population et de quelques chefs du mouve-.
ment qui n'ont pas cessé d'espérer en elle.
Les membres du gouvernement provisoire, accusés d'avoir emporté avec eux l'argent des caisses publiques, et qui prouvent qu'ils ne possédaient tous ensemble qu'une somme d'environ 15,000 francs, sont rappelés et réinstallés dans leurs fonctions. Mais bientôt des dissidences se produisent, et un temps considérable est perdu en discours sans nécessité, en notes adressées à l'étranger qui n'y répond pas, en décrets qui deviennent aussitôt lettres mortes, en projets de toute
nature qui sont mis au rebut avant même d'avoir été élaborés.
Une telle situation était évidemment des plus embarrassantes et des plus périlleuses.
Le tort du gouvernement fut, sans doute, de ne pas avoir suffisamment acquis le sentiment de son existence éphémère et de ne pas comprendre que le mieux, en pareil cas, est de préparer l'avenir de la révolution par des mesures énergiques et radicales.
L'entrée d'une armée turque sur le territoire valaque précipita les événements. Le gouvernement provisoire, après une protestation inutile, dut se dissoudre. Une lieutenance princière, reconnue par le sultan, lui succéda le 10 août 1848 et fut remplacée le 25 septembre de la même année par une ciumacanie à la discrétion tout à la fois de la Russie et de la Turquie. En même temps^ les hommes qui avaient joué un rôle considérable dans la révolution roumaine et qui, s'ils eurent quelques moments de faiblesse et de défaillance, méritèrent cependant tous l'estime de leurs concitoyens par la profonde honnêteté de leur caractère et par leur dévouement à toute épreuve, durent gagner sous escorte la frontière au delà de laquelle un long et douloureux exil fut, avec l'estime de l'Europe
ORIGINES ET EVOLimONS ETHNIQUES / i
éclairée, la seule récompense de leur amour pour leur patrie, pour la justice, le bon droit et la liberté*.
La guerre de Crimée, en 1853, apporta une amélioration sensible dans la condition politique, sinon sociale, du peuple roumain. Le traité de paix, conclu à la suite de la prise de Sévastopol, plaça la Moldavie, la Valachie et la Serbie sous la protection de sept puissances*; les bouches du Danube échurent à la Porte, et une partie de la Bessarabie fut réintégrée dans le domaine moldo-valaque ; enfin le tzar dut renoncer à entretenir une flotte de guerre dans la mer Noire.
Constituées en 1838 sous le titre de Principautés-UnieSj avec la garantie des parties
1. Parmi les hommes éminents qui eurent à souffrir toutes les douleurs de Texil, à uue époque où leur patrie venait encore une fois de retomber sous le régime de la servitude, il en est deux qui sont devenus de nos jours la plus haute expression du progrès politique et social dans lu Roumanie érigée en royaume: J. Bratianu et G. Rosetti. Ce dernier eut Ta consolation, durant cette longue épreuve, d'être accompagné par sa femme qui, pour ne pas le quitter, l'avait suivi a pied, pendant trente jours, par un froid des plus rigoureux, portant dans ses bras sa petite fille à peine âgée de trois mois. Michelet a célébré le dévouement de cette femme héroïque dans un des plus charmants récits de ses Légendes du Nord. — Rosetti et M., Bratianu jouissent, aujourd'hui, dans toute la Roumanie, d'une popularité dont l'histoire contemporaine des autres nations ne fournirait probablement pas d'exemples comparables.
2. La France, l'Angleterre, l'Autriche, la Russie, la Turquie, la Prusse et le Piémont.
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contractantes du traité de Paris, la Moldavie et la Valachie eurent, à Focsani, une cour de cassation commune. Enfin, l'élection simultanée d'Alexandru Guza, comme hospodar de Moldavie et comme hospodar de Valachie, et son élévation au trône sous le nom d'AlexandrU'Ioan /*', décida définitivement de la réunion des deux principautés en une seule, réunion qui fut reconnue par TËurope. Bucarest fut choisi comme capitale de la nouvelle monarchie.
En 1866, après le renversement de Cuza, un plébiscite offrit la couronne, avec hérédité en ligne masculine, au prince Charles de Hohenzollem, qui fut proclamé roi constitutionnel, le 10 mai 1881, sous le nom de Carol P\ En même temps, l'indépendance absolue de la Roumanie devint un fait accompli, et le jeune royaume n'eut plus qu'à consolider sa situation politique par des traités avec les différents pays du globe, et sa situation sociale par des réformes intérieures de nature à assurer le bien-être du peuple et le développement continu de son avenir.
Les aperçus qui précèdent^ pris çà et là dans l'histoire du peuple qui devait un jour constilnet la, nationalité roumaine^ n'ont pas la prétention de donner, même d'une ma-
:^rsr^s:ismia^^Bas;^'' ?<~
niëre succinete, le résiuné de rhistoiremoldovalaque. Recueillis au [point de vue ethnographique , leur seul but a été de montrer combien était persistante Fidée fondamentale sur laquelle repose l'existence d'une nation néo-latine aux limites de l'Orient européen.
Si cette idée n'avait pas été de celles qui doivent subsister en dépit de tous les accidents du sort, elle n'aurait certainement pas réussi à triompher des obstacles incessants qui ont été soulevés pour en arrêter la marche. On ne saurait plus le contester aujourd'hui : la conservation de la Roumanie en Europe s'impose comme une nécessité d'équilibre international. Et ce qu'il faut entendre aujourd'hui par équilibre international est quelque chose de plus que ce qu'on appelait naguère « équilibre européen ». C'est un des éléments indispensables d'une science pratique qui tend à naître de nos jours et qui florira au siècle prochain : l'économie générale du globe et de l'humanité*.
1. La pensée première de la constitution de cette science a été émise au sein de la Société d'Ethnographie de Paris, où Ton n'a peut-être pas produit autant de travaux d'observation qu*on aurait pu le désirer, mais où on a certainement remué une somme d'idées dont on ne trouve que de rares équivalents dans le sein des grandes associations scientifiques. L'avenir rendra sans doute une telle justice à cette savante compagnie.
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