‹ Les Romains d'Orient: aperçu de l'ethnographie de la RoumanieChapitre 8 sur 16 · Région Darmàienne, ioc. cit., p · texte numérisé non relu

Région Darmàienne, ioc. cit., p

2. Le Dom même des Walaks, dont on a donné di- ▼erses explications aussi douteuses les nues que les antres, renferme deux consonnes radicales, w et k, qui sont caractéristiques des dénominations canloises : Wales (Galles), WaUon, Wxischland.

Est-ce à dire que les Gèles étaient de purs Gaulois et des Gaulois-Celtes? Assurément non. Ils étaient très vraisemblablement la résultante d'un mélange de Celtes et de Scythes en partie slaves, en partie germains, en partie gaulois eux-mêmes *. Et parmi

1. Je me propose de revenir ailleurs sur cette intéressante question d*ethnographie ancienne, et j'espère arriver à démontrer que, sous le nom de ScytheSy on a désigné d'une part une population tatare qui a régné sur l'Asie, puis plusieurs peuplades d'origia^^s différentes qui sont sorties du territoire de cette population tatare et ont émigré en Occident. Ce que les auteurs anciens nous disent de ces peuplades émigrantes, SxuOac 7où; vo|iàSaç, se rapportant à aes souches ethniques distiuctes, les savants y ont trouvé des arguments pour soutenir les théories les plus diverses. Si les Scythes avaient été tous des Slaves, comme le veulent quelques ethnographes, notamment Eichhoff, on aurait sans doute retrouvé, dans les historiens asiatiques^ la mention d'un grand empire slave en Asie supérieure (tî); yàp avw 'Adc^j; v)p^(v...., Hérodote Hist.^ iv, 1). Certaines particularités relatives aux Scythes permettent d'y voir des Celtes aussi hien et mieux que des Slaves. Le nom même que les Scythes se donnaient à eux mêmes, 2i2)coX6To;, SKoLoTes iHérodote, Hist., iv, 6), renferme les mêmes consonnes radicales que celui des GaLari?; et des KeLTes.' L'indication que ce n jm vient de celui d'un de leurs rois, fils d'Hercule (toO px<TiXêoc èic(i>vu{ACY)v), ne doit pas être prise plus au sérieux que létvmoloKie du nom des Francs, tirée de FrancuSf fils d'Enèe. J'attache, pour ma part, assez peu de valeur aux considérations ethnogéniques fondées sur des comparaisons de noms propr^^s. Ceux qui s'y intéressent seront sans doute frappés oie la men tion des ppiToXdtyae « Bretons des Lacs (?) », parmi les anciennes populations de la Mœsie (Ptolémée, Geographia^ III, 10). — Les amateurs d'étymologie de ce genre feront bien de lire la note sur l'origine des Slaves, dans Ivan Golovin, The Nations of Russia and Turkey, p. 160. — Sur l'extension du nom des Galatai, affecté à « tous les peuples situés au-dessus de la Celtique proprement dite

ces Gaulois, se trouvaient les Kymris guerriers et dominateurs qui avaient repoussé dans les montagnes leurs congénères Celtes, moins turbulents, plus faibles d'ailleurs, plus travailleurs, plus aisément asservis.

L'élément Gète le plus considérable de la population roumaine actuelle doit être ce dernier élément Celte, mais cet élément profondément modifié par le contact avec des envahisseurs étrangers, principalement avec des Slaves et avec des Latins. Il est resté essentiellement producteur : il s'adonne à l'agriculture et à la vie pastorale ; nulle part, plus que dans les montagnes, il ne cultive dans son cœur le feu sacré du patriotisme.

L'esprit de conquête n'est pas le sien, mais il sait résister avec une étonnante énergie aux invasions étrangères; et, s'il est contraint de se soumettre à la suite de longues luttes inégales, ses vainqueurs sont impuissants à se l'assimiler et à lui faire oublier les liens étroits de la famille ethnique à laquelle il appartient. Il oublie difficilement la langue de ses pères % et garde religieusement les

iusqu'à ]*Océau septentrional, les monts Hercyniens et la Scythie, » Yoy. Hoget de Belloguet, Ethnogénie Gau* loûCf IV* partie, p. 104.

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